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L’éditorialCovid: se projeter sans sculpter les nuages

Voilà près de dix mois que le Covid-19 dicte le tempo de notre vie. Au confinement quasi général du printemps a succédé une période de détente où l’on a naïvement pensé que le pire était derrière nous. Douce et salutaire euphorie après une séquence surréaliste que la deuxième vague a balayée, nous replongeant dans l’incertitude. Depuis, le ressac des ordres, des contre-ordres, des interdictions et fermetures à gauche, des mesures dexception et ouvertures qui ne tiennent qu’à un fil à droite commence même à ébranler le moral des plus optimistes.

Dans ce flot continu d’inconnues qui nous malmène et où il n’y a finalement quune certitude – il y aura un avant et un après-Covid – l’année qui débute est une bonne occasion de lever la tête du guidon, de marquer un temps d’arrêt. S’autoriser un peu de hauteur pour prendre le temps de s’interroger: en quoi le Covid a-t-il transformé notre rapport à l’existence et à quoi ressemblera le monde d’après?

Telles sont les questions que nous avons posées à cinq représentants d’horizons différents, qui se sont tous prêtés à l’exercice de la carte blanche de bonne grâce. Avec tout de même une réserve. Directrice de la Haute École d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD), Catherine Hirsch a prévenu: ne comptez pas sur moi pour un numéro de futurologie abstraite ou de sculpture de nuages, nous a-t-elle annoncé lors d’un premier échange. Le médecin Bertrand Kiefer, qui fustige les «prophètes», est sur la même longueur d’onde.

Nos interlocuteurs refusent de jouer à Madame Soleil. Et c’est tant mieux! Car des théories fumeuses, absconses et distillées à l’emporte-pièce sont bien la dernière chose dont nous avons besoin. Les temps sont incertains, aucune des personnalités interrogées ne s’en cache. Pour autant, dans un monde en proie au doute, fixer un cap évite par définition de se disperser.

Oui, les vents sont contraires, capricieux et incertains. Mais «il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va», disait Sénèque. Alors laissons-nous guider.

4 commentaires
    Mendrisiotto

    Le monde d'après, c'est le vide total, est pour un sacré bout de temps, le futur je suis pessimiste bien que c'est loin de ma nature, Beaucoup de cafouillage politiques, Plus serin pendant le premier confinement, mais dès l'ouverture des frontières, c'est reparti à la hausse, Les imbéciles notoires ont fait que je n'ai plus confiance du tout, Allez ou faire quoi, le chômage pour beaucoup est la, le résultat d'une politique laxiste au plus haut point, pour beaucoup de cantons