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VaudSeize millions pour le soutien à l'apprentissage

Afin de favoriser l'embauche, le Conseil d’Etat vaudois subventionnera la moitié du salaire annuel des apprentis qui débuteront leur cursus en août prochain.

Philippe Leuba et  Cesla Amarelle présentent le dispositif mis en place par le gouvernement vaudois afin de diminuer l’impact de la crise sanitaire sur l’apprentissage, ce lundi 25 mai 2020 à Tolochenaz.
Philippe Leuba et Cesla Amarelle présentent le dispositif mis en place par le gouvernement vaudois afin de diminuer l’impact de la crise sanitaire sur l’apprentissage, ce lundi 25 mai 2020 à Tolochenaz.
Keystone

Le Conseil d'Etat vaudois débloque seize millions pour soutenir les apprentis et les entreprises formatrices. C'est en partant de plusieurs constats que Philippe Leuba et Cesla Amarelle, ministres en charge de l'économie respectivement de la formation, ont proposé ces mesures de soutien. La relève doit être garantie, les ruptures dans la chaîne de formation évitées. En outre, l’apprentissage garantit l’intégration sociale alors que la formation professionnelle initiale permet le développement futur de nombreux jeunes Vaudois.

Or, les indicateurs sont notamment inquiétants, selon le communiqué publié lundi. L'incertitude est grande dans les entreprises. L'absence de visibilité influence grandement les choix stratégiques tels que celui de former un apprenti, a expliqué à Keystone-ATS Lionel Eperon, directeur général de l’enseignement post-obligatoire (DGEP).

650 places en moins

Ainsi, à la mi-mai 2020, le canton comptait 650 contrats d'apprentissage signés en moins qu'à la même période de l'année précédente, soit moins 25%. Des chiffres suffisamment éloquents pour motiver une mesure d'exception, poursuit-il. En période ordinaire, 4500 jeunes entament chaque année un apprentissage en formation duale dans le canton, dont 3400 dans une entreprise privée.

Pamir les 40'000 entreprises du canton, seules 6700 sont formatrices, soit 17%. «Nous espérons susciter des vocations et qu'il y aura un rattrapage ces prochains mois avec le déconfinement progressif et la reprise du travail. Juin et juillet seront déterminants», ajoute M.Eperon.

Les seize millions alloués pour cette opération sont prélevés sur le Fonds de lutte contre le chômage, doté à ce jour de 65,4 millions de francs. Ils seront attribués aux entreprises privées. Tout contrat signé sera éligible pour recevoir la subvention.

Etat employeur

Outre ce soutien aux 3400 apprentis de première année, le Conseil d’Etat prendra en charge l’équivalent de la moitié du salaire annuel de tous les apprentis de 2e et 3e années qui auront subi un licenciement économique. L'objectif est de leur permettre de retrouver plus facilement une nouvelle place pour 2020-2021.

Quant à l'Etat employeur, l'un des objectifs du programme de législature 2017-2022 est d'augmenter le nombre de places d'apprentissage de 150 places sur toute la période, a rappelé le directeur général de la DGEP. Chaque service sera appelé à faire un effort particulier. Des mesures comme la création de «junior teams» devraient permettre de former davantage d'apprentis.

Les mesures décidées sont subsidiaires à une éventuelle intervention fédérale allant dans le même sens. Les entreprises du secteur parapublic peuvent en bénéficier seulement si elles sont exposées à un risque économique. La mise en œuvre de ces mesures est confiée à la DGEP avec l’appui du Service de l’emploi.

NXP/ATS

1 commentaire
    Jean-Marc

    Toujours moins d’entreprises appartiennent à des gens qui ont, un diplôme suisse, ce qui veut dire qu’ils n’ont pas le droit de former un apprentis. Il suffit de permettre aux gens qui ont un diplôme étranger, de former un apprenti et vous verrez que le marché se détendra. R emo,e, j’ai un ami qui possède une entreprise de plomberie à Genève et à plusieurs employés, mais Il possède un CAP français donc, bien qu’il ait une excellente réputation, gros chantiers etc. Il ne peut pas prendre d’apprentis, ce qui est ridicule. Idem, pour les coiffeuses, boulangeries, etc.