Série«Paradise», un thriller diaboliquement efficace
Portée par Sterling K. Brown, Julianne Nicholson et James Marsden, cette intrigue haletante se révèle bien moins convenue que ne le laissent penser les bandes-annonces. À voir dès le 28 janvier 2025 sur Disney+.

- La minisérie «Paradise» intrigue avec son scénario complexe et captivant.
- L’assassinat du président américain devient un thriller intense et mystérieux.
- Les personnages cachent des secrets, ajoutant des rebondissements inattendus.
- Le récit explore des thèmes géopolitiques, familiaux et sociétaux contemporains.
Pour faire mouche, une bande-annonce doit titiller la curiosité, donner envie d’adorer ou de détester les personnages, bref, attiser le désir et l’impatience de se plonger à 100% dans l’intrigue. Ce qui implique évidemment de ne pas tout montrer, de manipuler, voire même de tricher en faisant passer tar pour bar.
À cet égard, les lancements successifs de «Paradise» sont des modèles du genre. Car s’il est bel et bien question du meurtre du président des États-Unis (James Marsden), d’une enquête sous haute tension, d’une mystérieuse conseillère omniprésente (Julianne Nicholson), d’un suspect qui veut prouver son innocence (Sterling K. Brown) et de terribles secrets d’État, les huit épisodes de cette minisérie écrite par le très talentueux Dan Fogelman (à qui l’on doit notamment «This Is Us») déroulent une histoire largement plus complexe. Et moins manichéenne, convenue, vue, revue et re-revue qu’elle n’en a l’air dans les trailers… qui conseillent d’ailleurs malicieusement de ne pas se fier aux apparences.
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Rencontrés virtuellement il y a quelques jours, Sterling K. Brown, Julianne Nicholson et James Marsden abondent. Ravis qu’aucun secret ne soit éventé, visiblement très amusés à l’idée d’entretenir le flou, ils livrent tout de même quelques indices entre fausses pistes et clins d'œil à leurs personnages respectifs…
La trame
Comme dit plus haut, le président américain a été retrouvé assassiné dans sa chambre à coucher. L’agent spécial Collins, chargé de sa sécurité, est a priori la dernière personne à l’avoir vu vivant. On la voit venir gros comme la Maison-Blanche, il devient le suspect No 1. Est-il coupable? Si non, qui, pourquoi? «Ah non, non, non, rigole Julianne Nicholson. Pas question d’en dire plus! J’ai eu tellement de plaisir à découvrir les révélations et les coups de théâtre en lisant le script que je ne veux en aucun cas gâcher les surprises concoctées par Dan Fogelman, ce ne serait pas juste.» D’un ton taquin, citant l’une des répliques récurrentes de son personnage, la trouble Samantha Redmond, elle glisse: «Je ne suis pas un monstre!»
Bons princes, ses acolytes acceptent, eux, de lever un (tout petit) coin de voile: «Eh bien, commence Sterling K. Brown, «Paradise» est d’abord un thriller puisque, jusqu’à la toute fin, on ne sait pas qui a assassiné le président Bradford. Mais parallèlement à cela, différents arcs narratifs se développent et tournent autour de questions géopolitiques, sécuritaires, environnementales, relationnelles, familiales, sociétales, morales…»
Dans la peau de Xavier Collins, un héros-biscoteaux bien éloigné de l’inoubliable et bouleversant Randall Pearson qu’il incarnait dans «This Is Us», il ajoute: «C’est une fiction qui soulève des problématiques très actuelles. En l’occurrence, la prise de certaines décisions politiques a eu des conséquences… dont je ne peux pas parler! Disons que les circonstances sont ici très extrêmes mais malheureusement pas irréalistes. Pour le coup, je pense que le public peut donc facilement se demander: «Et si…? Que ferais-je, moi, si j’étais confronté à ça?»
Le titre
«La communauté dépeinte dans la série évolue dans un cadre que l’on présente comme un paradis, explique James Marsden. En surface, tout paraît idyllique et cela peut en effet y ressembler. Mais la perfection n’est pas de ce monde et quand on gratte le vernis, patatras, on sort du jardin d’Eden, on se retrouve dans un univers très orwellien, très «1984». Ce qui démontre une fois encore, si c’était nécessaire, que l’enfer est pavé de bonnes intentions!»

Les personnages principaux
Xavier Collins, père de Presley et de James, très amoureux de sa femme, est un proche du président Bradford, qui l’apprécie grandement. La réciproque est-elle valable? Quoi qu’il en soit, Bradford, bourré de paradoxes, fumeur, amateur de whisky, «terriblement humain et donc terriblement imparfait», soupire James Marsden, est pris dans des tourbillons d’événements qui le dépassent. Au fil des épisodes, au gré d’allers-retours temporels, on suit ses questionnements, ses bouillonnements et son désir de prendre la bonne décision. Une tâche pas toujours simple quand Samantha «Sinatra» Redmond s’en mêle. Qui est-elle et quel rôle tient-elle précisément dans l’administration Bradford, elle, justement? Petit à petit, le mystère s’éclaircit. Bien entendu, toute ressemblance avec un multimilliardaire de la tech se piquant de politique est fortuite et involontaire! Julianne Nicholson sourit: «C’est vrai, c’est troublant, et cette vision du monde peut paraître assez sombre et désespérée. Il n’empêche que même dans des circonstances désastreuses, la lumière peut briller!» Ce qu’elle entend par là concrètement? Elle ne le dit pas. Pour le savoir, il ne reste donc plus qu’à attendre mardi 28 janvier pour se plonger dans «Paradise» sur Disney+…
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