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Suicides d’enfants aux États-Unis«Si Hayden avait été à l’école, il serait encore en vie»

Hayden Hunstable, 12 ans, supportait mal le confinement causé par la pandémie. Le 17 avril 2020, il a mis fin à ses jours. Son père, Brad, témoigne de la souffrance des jeunes, victimes collatérales du coronavirus.

«Mon fils s’est pendu… J’essaie de le réanimer… Il ne respire plus…» L’homme qui, le 17 avril 2020, appelle Police-secours à Aledo, une ville dans la banlieue de Dallas, au Texas, est désespéré. À l’autre bout du fil, la téléphoniste tente de le calmer. «Comptez avec moi, monsieur… 1… 2… 3… 4», lui dit-elle. «Continuez, monsieur… 1… 2… 3… 4.» Brad Hunstable essaie de réanimer son fils Hayden, 12 ans. Mais il est déjà trop tard.

«Mon fils est mort du coronavirus, mais pas comme vous le pensez.»

Brad Hunstable, père de Hayden

Deux jours après les funérailles, Brad Hunstable reprend son téléphone. Mais cette fois, il le fait pour se filmer et partager sa douleur face au suicide de Hayden. «Mon fils est mort du coronavirus, mais pas comme vous le pensez, affirme-t-il dans la vidéo. Hayden était un enfant incroyable. Il n’était pas déprimé. Le coronavirus est une catastrophe mondiale, je n’en doute pas. Mais dès que le virus s’est propagé, les politiciens ont opté pour la solution la moins difficile pour eux, à savoir confiner tout le monde. Mais l’être humain n’est pas fait pour vivre isolé.»

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