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Célébrer les morts«Si on le veut, la relation avec le défunt peut se perpétuer»

À l’occasion de la Toussaint, interview de la philosophe belge Vinciane Despret, marraine d’un cycle de rencontres organisées par l’UNIL et le Théâtre de Vidy-Lausanne.

Vinciane Despret en 2019 avec sa chienne, Alba. La philosophe aimerait se pencher sur la mort des animaux familiers. Elle a déjà commencé à recueillir les témoignages de ceux qui ont perdu un chat, un chien ou tout autre compagnon.
Vinciane Despret en 2019 avec sa chienne, Alba. La philosophe aimerait se pencher sur la mort des animaux familiers. Elle a déjà commencé à recueillir les témoignages de ceux qui ont perdu un chat, un chien ou tout autre compagnon.
Valentin Bianchi

Philosophe et psychologue, Vinciane Despret a énormément écrit sur la question animale. Jusqu’à la fin du mois de mars 2021, la Belge est la marraine de «Imaginaires des futurs possibles», un cycle de rencontres organisées par l’UNIL et le Théâtre Vidy-Lausanne durant lesquelles elle partagera avec le public sa manière d’enquêter.

Passionnée d’éthologie, celle qui est aussi enseignante à l’Université de Liège et à l’Université Libre de Bruxelles s’est également intéressée à la mort, en menant une enquête approfondie durant laquelle elle a recueilli les récits de ceux qui restent. Ces histoires émaillent son livre «Au bonheur des morts», paru en octobre 2015. L’ouvrage relate notamment l’histoire d’une femme qui porte les chaussures de sa grand-mère pour qu’elle continue d’arpenter le monde. Ou celle de cette autre endeuillée qui gravit les montagnes avec les cendres de son père pour partager avec lui les plus beaux levers de soleil.

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