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Gestion de la crise sanitaire«Si votre EMS est «sain», l’État peut y faire entrer le virus»

Trois professionnels déplorent une politique cantonale qui provoquerait des «conflits éthiques» chez les médecins tout en mettant en danger les résidents.

Olivier Favre (à gauche), Sandy Estermann (au centre) et Jean-Pierre Randin (à droite) militent pour des lieux dédiés aux résidents d’EMS contaminés par le Covid. Pour eux, les mesures sanitaires imposées aux seniors relèvent de «l’acharnement thérapeutique».
Olivier Favre (à gauche), Sandy Estermann (au centre) et Jean-Pierre Randin (à droite) militent pour des lieux dédiés aux résidents d’EMS contaminés par le Covid. Pour eux, les mesures sanitaires imposées aux seniors relèvent de «l’acharnement thérapeutique».
Odile Meylan

Ils reçoivent à trois et parlent dune même voix. Sandy Estermann est médecin en cabinet et responsable détage dans un EMS lausannois. Jean-Pierre Randin est interniste retraité, fondateur de la centrale 144 et membre de la cellule de crise de la Société vaudoise de médecine. Finalement, Olivier Favre est médecin en cabinet et médecin responsable dans quatre EMS vaudois. Depuis le mois de mars, ils vivent la crise sanitaire au plus près, notamment au contact des seniors, et sinquiètent des «conflits éthiques insolubles» auxquels ils sont confrontés. Pour eux, la gestion de crise «est déconnectée du terrain, contrevient aux dernières volontés de certains résidents et bouscule le serment dHippocrate».

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