À Halloween, j'éteins les lumières

Billet d'humeurSi Halloween souvent emplit de joie petits et grands, d'autres ne partagent guère cet enthousiasme.

Le top-modèle Heidi Klum et son mari, Tom Kaulitz, en costume de Shrek et Fiona, lors de leur traditionnelle fête de Halloween, en 2018.

Le top-modèle Heidi Klum et son mari, Tom Kaulitz, en costume de Shrek et Fiona, lors de leur traditionnelle fête de Halloween, en 2018. Image: Keystone

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À Halloween, j’éteins les lumières. Non pas que j’aie quelque chose contre les bambins, même fardés comme des cadavres, bien au contraire. J’ai, accroché à ma hanche, une petite bestiole qui très probablement, l’an prochain, se détachera de mes bras et me réclamera à grands cris un déguisement de sorcière, de tarentule ou de courge-vampire - bref, où diable son imagination d’enfant la mènera. Et je trouverai cela aussi mignon que lorsqu’elle met ses manchons pour la piscine sur la tête en guise de chapeau. Probablement.

Mais alors que je comptais sur une dernière année de répit, les habitants de mon nouveau quartier organisent leur «fête traditionnelle de Halloween» et cherchent des volontaires pour prêter main-forte. L’angoisse. Les célébrations du 31 octobre me mettent profondément mal à l’aise, pour une raison que je m’explique difficilement.

Épargnons-nous tout de suite les poncifs sur l’exploitation commerciale de cette fête exportée des États-Unis pour nous faire raquer avant Noël, l’argument m’ennuie autant que la fête elle-même. D’ailleurs, c’est apparemment faux, vu que ce sont des immigrés du Vieux-Continent qui l’ont emportée dans leurs bagages pour traverser l’Atlantique, et non l’inverse.

«À Halloween, tout est plus cheap»

À Halloween, tout est plus cheap, des araignées en plastique aux costumes ridicules dont nous inondent les célébrités sur les réseaux sociaux. Dès la mi-octobre, impossible d’ouvrir son Instagram sans se brûler la rétine avec les perruques des membres du clan Kardashian et autres Nicki Minaj, leurs corps débordant dans du latex en taille XS, même lorsqu’il s’agit de ressembler à la Petite Sirène de Disney. Un spectacle anxiogène qui ne doit rien aux démons de la Toussaint. Même les costumes censés être rigolos sont, chez moi, source de tics nerveux. Mon seuil de tolérance pour les déguisements ne dépasse pas les bébés et les animaux domestiques.

Alors que les citrouilles et les banderoles de chauve-souris commencent à pulluler autour de ma maison, le malaise augmente. L'idée de manger d'infâmes Knackis enrobés de pâte feuilletée (effet doigts de sorcière), tout en cherchant des sujets de conversation avec des parents flanqués de faux nez à verrues me donne l'envie de prendre un billet aller simple pour les Bahamas.

À la veille des festivités, une nouvelle apaise mes angoisses. La fête est annulée, faute d'organisateurs. Je suis épargnée pour une année encore. Dommage pour les enfants, qui viendront tout de même toquer à la porte. J'ai même acheté des bonbons: je ne veux pas passer pour la sorcière du quartier.

Créé: 31.10.2019, 16h55

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