Ils sont peu, ceux qui veulent siéger

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Navrée mais la formule s’impose: «Il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus.» Elle convient parfaitement aux candidatures aux élections fédérales d’octobre prochain. Même si le nombre d’aspirants est le plus grand jamais atteint. Car sur les 18 Vaudois qui siègent déjà au Conseil national, ils ne sont que deux à ne pas souhaiter poursuivre: Fathi Derder (PLR) et Alice Glauser (UDC). Trois si on élargit au Conseil des États, puisque Géraldine Savary (PS) ne rempile pas.


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Or s’il y a une règle en matière d’élections qui domine souvent toutes les autres, c’est celle de la prime au sortant. On pourrait donc dire qu’ils sont 374 appelés mais qu’il n’y aura que trois nouveaux élus. Quatre en se souvenant que Vaud aura un siège supplémentaire dès la prochaine législature. C’est un peu exagéré, bien sûr. La perte d’un siège lorsqu’on retente sa chance, ça arrive. Les Verts s’en souviennent. En 2015, ils avaient réussi à perdre leur fauteuil de sénateur et un siège au Conseil national. Il y aura donc bien entendu des surprises. Une poussée écologiste (la revanche de 2015?) est largement envisageable.

L’arrivée des poids lourds que sont Pierre-Yves Maillard (PS) et Jacqueline de Quattro (PLR) sur les listes aura aussi un impact. Les gens ont tendance à voter pour les candidats qu’ils connaissent. Ceux qui sont très profilés, qu’on voit et qui se montrent partout augmentent leurs chances. À ce jeu-là, certains députés ont une grande longueur d’avance. On ne les nommera pas ici, puisque précisément vous les connaissez déjà. Ils sont combien? Quinze, vingt? De quoi ne laisser que des miettes aux autres. Et tout le monde le sait.

«De nombreux candidats savent qu’ils n’auront pas à siéger. Sinon ils ne seraient pas candidats»

Les membres des groupuscules de la droite dure, ceux des mouvements citoyens et les candidats qui remplissent le bas des listes gonflent une réalité politique bien moins dynamique que ce que les chiffres bruts disent. De nombreux candidats le sont parce qu’ils savent qu’ils n’auront pas à siéger. Qu’ils ne devront pas élaborer des lois, lutter lors des sessions bernoises et pas non plus surveiller tout ce qu’ils diront et feront en public durant les années à venir. Ceux qui le souhaitent et qui y parviennent sans se brûler les ailes sont des oiseaux rares. Qu’une pile de listes électorales et des statistiques ne permettent pas de distinguer.

Créé: 13.08.2019, 23h39

Cindy Mendicino, rubrique Lausanne & région

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