La femme est l’avenir du Conseil d’État
Le 14 juin prochain, jour de la grève des femmes, ne seront-ils que deux conseillers d’État à gérer leur département pendant que leurs collègues seront dans la rue? Il faut quand même le dire et l’écrire haut, fort, en majuscules et en gras, ce 19 mars 2019 est HISTORIQUE. Soixante ans après le droit de vote – et d’éligibilité – des Vaudoises, elles seront désormais cinq à siéger au gouvernement. Un record suisse qui n’a presque rien à envier aux pays scandinaves, que l’on cite si souvent en exemple en matière d’égalité. Ceux qui parlent le mieux de la façon de gouverner avec une majorité de femmes, ce sont bien évidemment ces dernières. C’est presque avec des trémolos dans la voix que les conseillères fédérales, anciennes et actuelles, racontent le bref moment où elles représentaient quatre septièmes des Sages. Le collège aurait été «plus courageux», «plus audacieux». Elles ont même aussi failli être cinq si Karin Keller-Sutter n’avait pas été devancée en 2010 par Johann Schneider-Ammann.
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Mais revenons à nos moutons et à notre canton. Si la droite cupesse lors de ces élections, une femme en porte aussi une part de responsabilité. Si Jacqueline de Quattro avait suivi la logique de démissionner après l’annonce de sa candidature au National, un ticket UDC-PLR avec Christelle Luisier aurait pu faire basculer la majorité à droite lors de ce qui aurait été une double complémentaire. Stratégie appelée d’ailleurs de ses vœux par le président PLR. Mais la Boélande ne voulait pas faire de cadeau à un parti qui ne lui en a pas fait beaucoup. Et surtout pas à ses collègues libéraux-radicaux qui refusent également de se retirer avant l’heure.
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Nous n’avons certainement pas la droite la plus bête du monde dans le canton. Mais, au niveau stratégique et de la maîtrise des troupes, le PLR et l’UDC ont beaucoup à apprendre de la machine à gagner rose-verte. Avec un allié écologiste qui réussit à mobiliser ses militants. À ce rythme-là, la gauche est plus près de décrocher un siège supplémentaire que la droite de reconquérir celui qu’elle a perdu en 2011. Le compromis dynamique à la vaudoise en prendrait un sacré coup.
Créé: 19.03.2019, 20h53
Claude Ansermoz, Rédacteur en chef
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