Ministres de Dieu dans le désarroi

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Le tohu-bohu grandit dans l’Eglise réformée vaudoise. Jouant les Bernard Rappaz de la foi, le pasteur Daniel Fatzer poursuit son jeûne de protestation à Saint-Laurent, désormais entouré d’un mouvement de contestataires. Ils en appellent à l’esprit de Martin Luther King, réclament «une Eglise humaine et bienveillante», une Eglise qui ose prendre des risques et ne soit «pas entravée par la peur». Nombre de personnes s’indignent des licenciements de ministres ces derniers mois, remerciés par le Conseil synodal comme des employés de n’importe quelle entreprise soumise aux lois du marché. Des paroissiens s’agacent ou s’inquiètent de voir se multiplier les procès d’anciens pasteurs contre leur Eglise.

«L’envie est grande de soutenir David contre Goliath, de prendre parti pour ces ministres en colère»

L’envie est grande de soutenir David contre Goliath, de prendre parti pour ces ministres en colère contre une hiérarchie qui manie le couperet. Des extraits de lettres que nous publions aujourd’hui montrent les pressions incroyables qui peuvent être exercées au sein de l’institution. Ces pasteurs ont raison de rappeler que l’Eglise n’a rien d’un employeur banal, elle qui se réclame du Christ. Et ses ministres, qui se sont formés pour travailler dans l’Eglise et nulle part ailleurs, ne sont pas des employés lambda. Le Synode a reconnu qu’il y avait un problème, puisqu’il a décidé de renforcer les structures internes pour la médiation et le dialogue avec ministres.

Mais la réalité est plus nuancée. L’institution religieuse doit évoluer pour répondre aux besoins du temps, dans un contexte de sécularisation grandissante: les temples se vident alors que le public attend encore des services religieux. La bénédiction des couples de même sexe ou l’occupation des lieux de culte par les sans-abri ont déjà fait apparaître de sérieuses divisions au sein des paroisses. Pris en tenaille entre les conservateurs et les révolutionnaires, les responsables d’église ont bien de la peine à garder un semblant d’unité. (24 heures)

Créé: 21.06.2016, 22h03

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Patrick Chuard, Politique vaudoise

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