Paléo a misé sur le rap et tout a changé

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Paléo voulait le rap. Il l’a eu. Jamais autant d’artistes du domaine hip-hop ou de styles affiliés n’auront fréquenté l’open air nyonnais que lors de cette 44e édition.

Du rap? D’autres préfèrent le terme «musique urbaine». Mais cela ne dit rien de plus sur ce qu’on va écouter, puisque le rock est lui aussi urbain, comme l’électronique ou la chanson à texte. Toutes choses, d’ailleurs, que la nouvelle scène mange à pleines dents: un Soprano, une Angèle, les Twenty One Pilots ont ainsi l’avantage de brasser au plus large.


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Cela étant, la question principale, à l’heure du bilan d’un des plus grands festivals helvétiques, est la suivante: ce rap-là est-il aussi populaire sur le terrain que sur la Toile? La réponse est: oui, plus que tout.

Et ce qui devait advenir advint. Du 22 au 28 juillet, on a applaudi Christine and the Queens mardi, vu Lana Del Rey mercredi, écouté The Cure jeudi… Des stars pour un public adulte, qui n’auront jamais réussi ce qu’un Damso a accompli vendredi: réunir l’entier des festivaliers, une foule immense, en masse devant la Grande Scène. Là où l’on mesure, en direct, la popularité d’une vedette.

Voilà de quoi rassurer les programmateurs, obligés de composer avec un marché particulièrement volatil. Combien, parmi les nouvelles signatures, rap en particulier, seront oubliées demain après avoir gagné une notoriété éclair? Vrai le plus souvent, à l’exception de quelques rares têtes d’affiche un tant soit peu durables: Damso, cinq ans de carrière, comme l’autre sensation du festival, Lomepal, huit ans de scène, 27 ans d’âge l’un comme l’autre, passent déjà pour de futurs retraités auprès du jeune public.

Paléo, cet été, a vécu une édition charnière. La suite? De l’animation pour la Grande Scène, il y en aura toujours. Concernant les idoles capables de fédérer tous les festivaliers, l’avenir, en revanche, reste incertain.

Créé: 28.07.2019, 18h38

Fabrice Gottraux,rubrique Culture

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