Parmelin, qui sème le blé récolte l’Économie

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Vous connaissez la blague de «Douyou s’pique le cul»? C’est ce qu’un paysan vaudois qui s’est planté sa fourche dans les fesses répond à un touriste anglais qui lui demandait: «Do you speak English?» Elle est mauvaise, non? Aussi mauvaise que certaines pointes lancées lors du changement de département de cette semaine.

Alors oui, c’est vrai, Guy Parmelin ne parle pas «very well» l’anglais. Mais on n’est pas sûr qu’Ueli Maurer, président de la Confédération récemment adoubé, manie mieux, passivement ou activement, la langue de Shakespeare. Rappelons que lui aussi, avant de déserter la grande muette sans que personne ne le lui demande, avait avoué sur un ton agacé qu’il n’avait pas lu le mode d’emploi du Gripen parce que, de toute façon, il ne maîtrisait pas suffisamment l’anglais.


À lire :Les paysans comptent sur Guy Parmelin


C’est dire si les récentes attaques de l’intelligentsia alémanique sur ce ministre romand de la Défense qui fuirait ses responsabilités sentent franchement un peu le rance. L’agriculteur de Bursins a saisi une opportunité, ne sachant pas quand la prochaine se représenterait. Il est compliqué de lui en faire le reproche. Et, franchement, on se réjouit plutôt qu’une femme montre un peu de sa sensibilité sur ce dossier vert-de-gris, qui a besoin de renouveau après 20 ans d’UDCisme.

Guy Parmelin, traducteur ou pas, sera-t-il un bon ministre de l’Économie? Sur les réseaux sociaux, certains entrepreneurs romands ayant échangé avec lui n’hésitent pas à dire que oui. Quant aux traités de libre-échange en tractation, les négociateurs négocient et le conseiller fédéral paraphe. Sera-t-il un bon chef de l’Agriculture? Là, la réponse des siens est plus enthousiaste. D’abord pour le canton de Vaud, second plus grand en la matière au niveau suisse. Et parce que sur ce dossier, un ministre a une vraie marge de manœuvre.

Sur le dossier de l’agriculture, un ministre a une vraie marge de manœuvre

Surtout après un Johann Schneider-Ammann qui trouvait que, malgré le oui des 78,7% des Suisses, l’arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire n’était pas forcément bon pour la santé libérale. Et pourtant, ce scrutin ancre dans la Constitution la défense de l’agriculture suisse. Et d’autres votes cruciaux sur le sujet s’annoncent bientôt.

Créé: 11.12.2018, 22h35

Claude Ansermoz, rédacteur en chef

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