Ruiz des villes et Ruiz des champs

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C’est aussi dans les campagnes que Rebecca Ruiz a gagné cette campagne. Dans les bastions historiques de la droite, la candidate socialiste a fait bien mieux que limiter la casse. Dans certaines villes ou chefs-lieux de la Broye-Vully, du Gros-de-Vaud, du Jura-Nord vaudois, fiefs présumés ou potentiels du candidat Pascal Dessauges, elle arrive même en tête. Comme à Moudon, qui sert de paysage à son affiche. Cette «délausannisation» est à mettre à son crédit. De son côté, divisée, la gauche radicale ne dépasse guère le syndrome du score honorable. Et le PDC Axel Marion fait nettement moins bien qu’Emmanuel Gétaz (Vaud Libre) en 2011 (10%) dans le rôle de trublion centriste.


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Même le contrat estampillé «copain-coquin» de la criminologue à l’État de Vaud n’aura pas fait mouche.

Dans un canton qui va bien et dont le gouvernement, malgré quelques soubresauts, fonctionne, l’UDC apprend une nouvelle fois qu’on ne gagne pas en faisant peur. Non, les Vaudois qui votent ne craignent pas d’avoir cinq femmes au Conseil d’État, pas plus qu’ils n’estiment que l’origine «hispanique» de certaines ministres ne pose problème. Même le contrat estampillé «copain-coquin» de la criminologue à l’État de Vaud n’aura pas fait mouche.


À lire : L'électorat PLR chute et fait trébucher Dessauges


Enfin, l’UDC – et dans une moindre mesure la droite dans son ensemble – a de la peine à choisir le bon candidat. Quand on préfère un préfet inconnu à son propre chef de groupe au Grand Conseil, on peut bien sûr saluer l’exercice de la démocratie de congrès, mais on se tire surtout une roquette dans le pied. Surtout quand on part au combat contre une machine à profiler des candidats comme la gauche vaudoise sait visiblement si bien en produire.

De l’avis de certains, on n’aurait pas assez parlé de programmes pendant la campagne. Le PSV a beau jeu de se glisser dans l’héritage contemporain du monstre politique qu’est Pierre-Yves Maillard. Dans ce second tour qui – au vu des possibles reports de vote – semble joué d’avance, le candidat UDC a certainement mieux à faire et à tenter que de répéter que le bilan du partant socialiste est excellent. À lui de montrer désormais pendant les trois prochaines semaines que sur des enjeux aussi cruciaux que la fiscalité, le social, la santé ou même l’environnement et l’agriculture – il n’est pas candidat à un département mais à une fonction –, l’homme et le politicien ont quelque chose d’intéressant et d’alternatif à proposer. Ces vingt jours ne seront pas de trop.


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Créé: 17.03.2019, 18h27

Claude Ansermoz, rédacteur en chef

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