Sion 2026 est mort, vive Crans en 2025

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On aurait franchement aimé y croire comme on y avait cru en 1999. Mais sur la place de la Planta, la défaite de 2018 n’aura décidément pas le même goût amer pour les Valaisans. D’abord, parce que cette fois-ci, c’est le peuple qui dit non en toute transparence, avec un taux de participation historique, et non les instances olympiques dans l’opacité d’un cercle secret.


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À la fin du second millénaire, Sion méritait clairement d’organiser l’événement. On était encore dans le sillage de Lillehammer qui avait réussi le pari de faire du vert avec de l’or blanc. Vingt ans plus tard, les images et le contexte ont changé. Celles qui sont dans la tête des gens, ce sont désormais celles de Sotchi et de PyeongChang. Deux villes hôtes, qui, pour des raisons diverses et variées, n’auraient jamais dû accueillir des Jeux d’hiver. Pas plus que la prochaine destination, Pékin, en 2022.

L’échec est aussi celui d’une communication frelatée portée par certaines personnalités liées au comité d’organisation. Dont, évidemment, celle de Christian Constantin qui, après avoir piétiné un entraîneur, allait mettre le feu à un baril en hélicoptère au sommet du Cervin. Ou celle de Jean-Philippe Rochat englué dans les «Paradise Papers» et acculé lui aussi à la démission. Un comité qui s’est rapidement coupé de ses partenaires vaudois, pourtant également à l’origine du projet, allant jusqu’à les expurger les uns après les autres. Là aussi, cet esprit de clan n’est pas digne d’une gouvernance du XXIe siècle.

L’échec est aussi celui d’une communication frelatée portée par certaines personnalités

Alors quoi? Il faut pour le Valais, comme pour n’importe quel autre canton une ou deux fois par siècle, un projet ambitieux en adéquation avec les valeurs qu’il porte aujourd’hui. Par exemple autour de Crans-Montana. Qui au lieu de fermer ses pistes avant la fin de la fin officielle de la saison d’hiver pourrait redorer son blason en organisant les championnats du monde de ski en 2025. Question taille et souvenirs pour le sport d’élite suisse, c’est le projet parfait. Marius Robyr, l’ancien homme fort de la Patrouille des Glaciers, est la tête de pont immaculée de cette candidature. En s’entourant de quelques jeunes pousses prometteuses, l’aventure pourrait être grisante. (24 heures)

Créé: 10.06.2018, 22h07

Claude Ansermoz, Rédacteur en chef

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