Une saison pour dissiper la méfiance

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Quel paradoxe! À l’aube du championnat de Challenge League, les amateurs de football lausannois devraient pouvoir se réjouir sans retenue. La capitale vaudoise n’est-elle pas la seule ville de Suisse à présenter deux équipes en deuxième division? Avec le Lausanne-Sport, estampillé «grosse cylindrée», qui vise la promotion en Super League, et le Stade-Lausanne-Ouchy (SLO), néo-promu rafraîchissant, les trois coups donnés samedi devraient procurer une double dose d’enthousiasme. Ce n’est toutefois pas vraiment le cas. Car cette légitime excitation est étouffée par un regret et la méfiance.


A lire: Les deux visages du football lausannois


Le regret est extrasportif. Il concerne le SLO, dont le style de jeu miroite comme la promesse d’un dessert inattendu. Un dessert dont le public lausannois sera privé.

En effet, c’est à Nyon, loin de ses racines, que l’équipe lausannoise jouera ses matches à domicile.

La faute aux règlements, parfois aberrants, de la Swiss Football League. Mais aussi à l’incapacité d’une ville, qui aspire au titre de capitale du sport, à mettre en valeur une aventure pourtant remarquable.

«Le LS a surtout démontré que l’argent ne protège pas d’une relégation ni n’achète une promotion»

Quant à la méfiance, elle découle des pérégrinations du LS, version Ineos. Le club phare saute à pieds joints dans le football business depuis presque deux ans. Mais jusqu’à présent, il a surtout démontré que l’argent ne protège pas d’une relégation ni n’achète une promotion. La multinationale de la pétrochimie s’est également rendu compte que les transferts onéreux – que très peu de clubs suisses peuvent se permettre – et les salaires confortables ne sont l’assurance de rien sur un terrain.

D’ailleurs, les mesures correctives n’ont pas tardé, sur fond de crise étouffée. Pour le moment, son mercato 2019 est resté timide, enveloppé dans un marketing qui vend du «changement dans la stabilité». Une manière de responsabiliser un groupe et son staff, mais aussi de garder profil bas en espérant enfin convaincre par les résultats et la manière. Pour lui-même, mais aussi pour dissiper le scepticisme ambiant. La vérité est que le LS n’a plus le choix.

Créé: 20.07.2019, 07h59

Patrick Oberli, chef de la rubrique sportive

Articles en relation

Le choix du Qatar, en 2010, continue de faire des dégâts

Scandale de la FIFA Garde à vue de Michel Platini à Paris, Michael Lauber récusé à Berne: les démons de la FIFA ont resurgi de plus belle. Plus...

Nouveau revers pour Michael Lauber, éjecté de l'enquête sur la FIFA

Justice Le procureur fédéral doit se récuser dans l'enquête sur la corruption dans le football mondial. Ses rencontres avec Gianni Infantino étaient contraires aux règles de procédure, selon le Tribunal pénal fédéral Plus...

Platini «n'a strictement rien à se reprocher»

Football Soupçonné de corruption dans l'affaire de l'attribution du Mondial 2022 au Qatar, l'ex-président de l'UEFA est en garde à vue. Plus...

«Infantino a trop vomi sur la FIFA pour être crédible»

Football Quatre mois avant la fin de sa suspension, Michel Platini n’a pas mâché ses mots contre Gianni Infantino, président de la FIFA qui doit être réélu mercredi à Paris. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 7

Paru le 21 septembre 2019
(Image: Valott?) Plus...