Vous êtes Chauche-Vieille ou Père Noël?

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Vous le lirez dans les pages qui précèdent ou vous l’avez peut-être déjà lu, mais cela fait presque une éternité que les Genevois ne font pas les choses tout à fait comme les autres. Bien avant les Genferei. Prenez Noël. Longtemps nos voisins ont refusé de le célébrer. Ils l’ont même interdit pendant près de deux siècles. Bâle et Berne, eux aussi protestants, se moquaient alors de ce calvinisme conservateur. Et dans le canton de Vaud, pas moins réformé pourtant, on ne se privait pas de fêter «la victoire de Dieu qui entre dans l’histoire des hommes».


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Tout ça pour dire que notre canton s’est même montré imaginatif à l’idée de bousculer les traditions. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, selon le Dictionnaire historique de la Suisse, ce n’était pas le Père Noël qui distribuait des cadeaux aux petits Vaudois, mais une certaine Chauche-Vieille, sorte de bonne fée récompensant les enfants sages avec des noisettes et des oranges, tout en punissant les plus désobéissants à coups de verge. Ou alors cette tradition bien d’ici et qui s’est même étendue ailleurs d’allumer de grands brasiers sur les sommets. Simple et beau.

Qui sont aujourd’hui les Pères et Mères Noël vaudois? Ce pasteur de Nyon qui, autour d’un sapin solidaire où l’offre dépasse la demande, permet aux chérubins les plus défavorisés de tout de même recevoir un cadeau? Ou ce militant de gauche qui s’est battu sans succès pour que l’Aquarius puisse continuer à sauver des réfugiés en pleine mer en battant pavillon suisse?

Dans les personnalités que vous avez, chers lecteurs, choisies pour figurer dans les quatre finalistes du Vaudois de l’année, et pour lequel le vote est encore ouvert, vous avez aussi opté pour une certaine dose d’altruisme. Porté ici par des gens d’ailleurs. Comme le Français Grégoire Courtine, dont les recherches menées à l’EPFL visent à faire remarcher, dans un avenir proche, des paralysés. Ou Pascal Vanderberghe, qui a porté le mouvement d’un Fair Friday moins égoïste et commercial que son cousin noir. À Noël comme tout le reste de l’année, les injustices méritent l’engagement plus qu’une vaine indignation. (24 heures)

Créé: 24.12.2018, 07h30

Claude Ansermoz, rédacteur en chef

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