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Aide à la presse, de la batoille aux actes

Attention, risque de conflit d’intérêts. Pour un journal potentiellement concerné par les aides indirectes à la presse, il est forcément compliqué d’en parler objectivement. Pourtant, il faut d’abord saluer le gros travail fait par le Conseil d’État vaudois pour poser un constat général particulièrement fouillé dans le canton et en Suisse. Ce ne sont évidemment pas ces 6,2 millions sur cinq ans qui vont sauver le secteur. Il n’en était de toute façon pas question. Reste que la question est importante. Surtout au moment où les fondations privées semblent préférer financer les pure players ou les médias suprarégionaux plutôt que les journaux cantonaux ou locaux. Et ça, si le marché devient ainsi biaisé, c’est évidemment un risque pour la diversité de la presse.

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En pionniers, Nuria Gorrite et Pascal Broulis, puisqu’ils ont le lead sur ce dossier, arrivent avec un éventail de pistes dont certaines sont indubitablement novatrices. On pense par exemple à ce kiosque numérique vaudois avec des tarifs attractifs pour les citoyens en devenir. Tout comme l’enjeu de la sensibilisation à l’information, notamment payante, dans les écoles, avec des abonnements potentiels à la clé; en évitant le piège de la distorsion de la concurrence des aides directes.

«Qu’en est-il des imprimeries, outils industriels en danger?»

Il y a aussi, dans ce qui nous a été présenté jeudi, des actions qui apparaissent comme moins essentielles et qui devront, de plus, passer par la case des crédits d’études. En sachant qu’il y a une urgence médiatique en ce qui concerne la baisse des investissements publicitaires classiques dont ceux, d’ailleurs, des collectivités publiques.

Certains pans ont par ailleurs été oubliés. Comme la distribution des éditions imprimées, onéreuses dans un canton aussi vaste et topographiquement compliqué que le nôtre. Et puisque le papier est un enjeu considéré comme essentiel dans ce rapport, qu’en est-il des imprimeries, outils industriels en danger? Menacées à la fois par l’augmentation constante du coût de la matière première et par une claire surcapacité. Avec des coûts qui finissent par être répercutés à l’interne dans les budgets des rédactions. La situation s’est encore péjorée dans un marché déjà en surchauffe depuis l’arrivée de nouvelles rotatives du groupe ESH à Monthey qui impriment des journaux vaudois en terre valaisanne.

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