Amarelle vers la fin de l’état de grâce

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Le règne à la tête de l’école vaudoise de la socialiste Cesla Amarelle entre dans une phase cruciale. Pour cette troisième rentrée, l’Yverdonnoise élue en 2017 annonce une «consolidation» des chantiers entrepris. De nombreuses réformes ont été lancées, qui ont, au passage, coûté quelques vies dans l’administration. Les responsables des directions de l’école obligatoire et du postobligatoire ont été (plus ou moins gentiment) éconduits.


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L’attentisme fort peu apprécié de sa prédécesseure Anne-Catherine Lyon sur la question de l’informatique dans l’école a cédé la place à une belle curiosité et un vrai plan d’action. Les élèves d’aujourd’hui et demain seront formés à la compréhension du digital. Ils apprendront à apprivoiser les écrans et à s’en méfier. C’est une avancée certaine, dont on espère qu’elle débouchera sur une réussite. Cesla Amarelle embrasse sa tâche avec appétit et communique habilement sur le sens de sa politique publique de formation, riche de promesses pour l’égalité des chances, pour l’ouverture d’esprit. Les problèmes de société ne sont en outre pas laissés de côté. Le harcèlement sera davantage combattu, les élèves turbulents mieux pris en charge.

Mais tout cela reste encore une annonce. Rien n’a été dit sur les moyens financiers que vont nécessiter les nouveaux programmes, à commencer par le soutien aux jeunes à besoins particuliers. Or, l’école a besoin d’argent si elle veut être ambitieuse. Les syndicats d’enseignants le répètent année après année, dénonçant une politique menée selon les moyens à disposition et non selon les besoins des acteurs. Le ton des représentants des maîtres se fait symptomatiquement plus incisif au fil des rentrées.

Cesla Amarelle a certes montré autorité et créativité dans sa politique. Elle est maintenant attendue sur sa capacité à négocier avec ses pairs du Conseil d’État pour financer son projet. Elle doit aussi prouver la pertinence de ses décisions. À témoin, le récent licenciement avec effet immédiat d’un prof de gymnase génère un début d’incendie. Saura-t-elle l’éteindre?

Créé: 20.08.2019, 21h33

Lise Bourgeois, Politique vaudoise

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