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Faites l’amour, pas la chasse. Ou les deux

Petit échange de tirs au briefing jeudi matin. Alors qu’on nous présentait un sujet à lire prochainement sur un chasseur membre de la Diana vaudoise qui avait de la compassion pour la cause végane opposée à l’élevage intensif, un collègue valaisan rappelait que l’activité cartouchière permettait à l’homme, à la nature et à la faune de cohabiter. Son vis-à-vis genevois, par écran interposé, lui rétorquait qu’historiquement ces mêmes nature et faune n’avaient pas eu besoin du chasseur – dont il ne contestait pas le droit à exercer – pour se réguler toutes seules. Entre la Versoix et le Rhône, je choisis la Venoge. Les noms des protagonistes restent connus de la rédaction.

Si vous voulez des discussions animées autour du rôti ou du tofu du dimanche, essayez d’ailleurs de mettre un animal dans la conversation plutôt que les prochaines élections fédérales. Des propositions? Jeudi, nous parlions du difficile côtoiement entre pêcheur, perche et cormoran. Et ce vendredi de la réintroduction de la vipère le long des voies CFF et sous les autoroutes. Au grand dam de certains vignerons, mais au plaisir de ceux qui se réjouissent de voir que l’homme est pour quelque chose dans la réintroduction d’une espèce ancrée ici de longue date. La cause animale peut même diviser les animalistes, entre les défenseurs du loup et de son retour et ceux qui pleurent avec les bergers la disparition des moutons égorgés.

Sûr qu’on peut pourtant trouver des points d’accord. Personne, même au nom de la défense de la biodiversité, ne peut se réjouir de l’expansion du moustique tigre potentiellement porteur du chikungunya qui arrive à Genève ou à Fribourg après avoir écumé le Tessin. Et puis, lorsque vous grimpez la Dent-de-Jaman ou la Dôle, il y a peu de promeneurs qui regardent avec une tendresse réjouie la prolifération des drones qui font autant de bruit qu’un essaim de bourdons tout en vous survolant en nuisant impunément à la protection du droit à votre image. Une vraie espèce invasive et pourtant encore protégée. Finalement, chacun sa bête noire.

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