Et si l’après-Maillard se conjuguait au féminin?

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Mine de rien, la confirmation de la probable candidature à la candidature de Pierre-Yves Maillard à la présidence de l’Union syndicale suisse (USS) est un petit séisme politique vaudois. Si l’on se doutait que le socialiste chercherait à ne pas terminer la législature, on ne pensait pas que son départ du Conseil d’État serait susceptible d’arriver si tôt. Et cette accélération bouleverse un processus de succession encore à l’état de gestation.

«L’idée aurait du chien, marquerait les esprits par les temps d’inégalité qui courent»

Rayon poids lourds de la relève potentielle, on voit mal Géraldine Savary sortir du bois alors qu’elle va présider le Conseil des États l’an prochain. Ni Roger Nordmann quitter la présidence du groupe socialiste aux Chambres, un an avant les Fédérales, alors qu’il a obtenu sa dérogation pour continuer à siéger à Berne. Ce d’autant plus que leurs conjoints respectifs siègent déjà dans l’Exécutif du chef-lieu cantonal. Et si c’était une conseillère nationale ou une municipale lausannoise qui se profilait? Les trois ministres vaudoises socialistes seraient alors toutes des femmes. L’idée aurait du chien, marquerait les esprits par les temps d’inégalité qui courent. La voie semble royale aussi pour Grégoire Junod. Mais faut-il encore qu’il veuille lâcher Lausanne. Bref, dans tous les cas, cela promet un beau jeu de dominos chez les Roses.


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Pour Pierre-Yves Maillard, l’opération communication est bel et bien lancée. Via un article dithyrambique dans le «Tages-Anzeiger» suivi d’un passage à «Mise au point» juste avant la rentrée. Désavoué par les milieux syndicaux sur son choix pour trouver une successeur à Anne-Catherine Lyon, le Renanais a visiblement retrouvé du crédit dans le landerneau qui l’a vu naître politiquement. L’homme, après son échec pour le Conseil fédéral, ne se serait jamais lancé dans la course sans obtenir les garanties nécessaires. Notamment auprès d’Unia, faiseur de roi à l’USS. L’organisation, visiblement, n’a pas peur de lui laisser assumer un rôle de lady killer syndical face à ses opposantes. À Berne, le retour aux sources annoncé de Pierre-Yves Maillard, qui plus est dans une période charnière dans les négociations avec l’Union européenne, s’annonce des plus piquants.

Créé: 20.08.2018, 19h27

Claude Ansermoz, rédacteur en chef

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