Bataille pour la Maison-Blanche, le remake

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Le contraste est saisissant. Pendant que Donald Trump projette l’image d’un président affranchi de toutes les règles du droit à Washington, l’opposition démocrate se cherche toujours au lendemain de la primaire du New Hampshire, un État qui avait propulsé le milliardaire new-yorkais vers la Maison-Blanche il y a quatre ans. Elle hésite entre la révolution politique de Bernie Sanders, le vainqueur dans le New Hampshire, et le centrisme de Pete Buttigieg et d’Amy Klobuchar.


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La campagne présidentielle de 2020 a de plus en plus une allure de remake de celle de 2016. La révolution de Bernie Sanders se définit autant par ce qu’elle veut atteindre – un accès gratuit à la santé et aux études, un salaire minimum, la lutte contre le réchauffement climatique – que par des adversaires qui sont clairement identifiés, comme le fait Donald Trump depuis quatre ans.

Bernie Sanders promet, discours après discours, de s’en prendre aux milliardaires, à l’industrie pétrolière, aux lobbies. Pete Buttigieg, le dauphin de Bernie Sanders mardi, et Amy Klobuchar, l’élue qui a terminé en 3e position dans le New Hampshire, défendent une stratégie centriste très différente de celle de Bernie Sanders. Et si l'on additionne leurs scores avec celui de Joe Biden, la tentation du centre est clairement perceptible, mais elle est menacée par les ambitions personnelles de chacun des candidats. Car en plus de Pete Buttigieg et d’Amy Klobuchar, Mike Bloomberg, l’ancien maire centriste de New York, a déjà investi plus de 300 millions de dollars pour entrer dans la course au début du mois de mars.

Bernie Sanders pourrait être le grand bénéficiaire du morcellement des voix au centre du Parti démocrate comme Donald Trump avait profité de celui des voix conservatrices en 2016 chez les républicains en faisant campagne à l’extrême droite. Trump semble d’ailleurs avoir senti la menace. Il a déjà collé un sobriquet à Bernie Sanders – «Crazy Bernie» (Bernie le fou) – et à Mike Bloomberg – «Mini Mike» –, un homme dont il redoute la fortune colossale. Il n’a en revanche pas encore sorti l’artillerie lourde de ses insultes contre Pete Buttigieg et Amy Klobuchar. Une retenue qui en dit long sur ses préoccupations.

Créé: 12.02.2020, 23h05

Jean-Cosme Delaloye, correspondant aux USA

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