Billard à trois bandes au sein du PS vaudois

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Elles ont croisé le fer – si l’on peut dire – à l’abri des regards de journalistes friands de querelles fratricides. Roxane Meyer Keller l’Avenchoise, Fabienne Freymond Cantone la Nyonnaise et Cesla Amarelle l’Yverdonnoise ont sillonné le canton avant les Fêtes pour se présenter à huis clos à leurs camarades socialistes des sections régionales. Pour mieux cerner les trois prétendantes à la course au Conseil d’Etat, 24 heures les a soumises à un petit questionnaire bien serré.

Elles ont encore six jours pour se démarquer. Laquelle a le plus de chances de convaincre les électeurs et de maintenir la majorité de gauche au gouvernement? Les socialistes en décideront samedi prochain lors d’une assemblée historique. Pour la première fois depuis le début du siècle, les roses vaudois ont droit à une primaire.

Le suspense reste entier, la direction du parti ayant écarté l’idée de préscrutins locaux avant le congrès d’investiture du 14 janvier. Quant à la façon dont chacune des candidates à la candidature a mené campagne à l’interne et avec quel effet, mystère. La bouteille à l’encre n’est pourtant pas totalement opaque. A travers son appel de l’automne dernier aux candidatures non universitaires, le président du Conseil d’Etat Pierre-Yves Maillard et leader du parti a exprimé presque ouvertement sa préférence pour Roxanne Meyer Keller, employée de commerce aux origines modestes, la seule à correspondre en tout point à ce profil anti-élite. Un autre soutien de poids, la conseillère aux Etats Géraldine Savary, lui semble acquis, bien que la syndique d’Avenches et députée apparaisse à ce stade comme la moins connue et la moins bien outillée pour reprendre le siège libéré par Anne-Catherine Lyon.

«Le suspense reste entier, mais la bouteille à l’encre n’est pas totalement opaque»

La conseillère nationale Cesla Amarelle, appréciée par la base, mais critiquée en coulisses dans les hautes sphères du parti, bénéficie manifestement des suffrages de son collègue Roger Nordmann qui voit en elle «une femme d’Etat très populaire», ainsi qu’il l’a souligné dans nos colonnes avant Noël. Quant à Fabienne Freymond Cantone, aucun élu rose n’en a fait publiquement sa favorite. Cette position «hors clan» pourrait servir sa cause.

La partie s’annonce serrée et sent le billard à trois bandes. Car si la championne désignée samedi prochain par le PS se casse la figure dans cinq mois au premier tour des élections cantonales, la sénatrice Géraldine Savary aura beau jeu d’arriver en sauveuse du siège rose, ainsi qu’elle s’est déclarée prête à le faire en cas de besoin.

(24 heures)

Créé: 06.01.2017, 21h38

Joëlle Fabre, Rédactrice en chef adjointe

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