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Broulis et Maudet, le jeu des différences

La tentation est grande de faire le parallèle entre les affaires Maudet et Broulis. Deux ministres libéraux-radicaux, deux procureurs qui ne le sont pas moins, et des soupçons, non vérifiés pour l’instant, d’«acceptation d’un avantage». Pour les deux édiles jadis au firmament de la réputation politique, rappelons aussi l’incontournable présomption d’innocence qui doit prévaloir.

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Il y a également pas mal de différences entre les deux dossiers. D’abord, Pierre Maudet a menti et a admis l’avoir fait. Ce n’est pas le cas de notre ministre des Finances. Ensuite, l’instruction contre le président déchu genevois est officiellement ouverte. Le procureur vaudois, lui, investigue pour savoir s’il y a matière à enquêter. La nuance est d’importance. Et puis, rappelons qu’à Genève l’inimitié ouverte entre le ministre et le numéro un du Parquet est un secret de Polichinelle; et qu’Olivier Jornot est en campagne permanente puisqu’il est aussi élu par le peuple. Pas de ça dans le canton de Vaud.

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On n’aimerait bien sûr pas être à la place d’Antonio Hodgers, président ad interim très mal à l’aise à l’heure de justifier le dépeçage par étapes du dicastère de Pierre Maudet. Ni à celle de Nuria Gorrite qui doit communiquer et laisser communiquer via les notes à la presse dans une ambiance lourde qui pèse sur la bonne marche de l’État.

Mais pour que la confiance soit renouvelée, il faudra bien que la justice puisse faire son travail. Afin que Pascal Broulis puisse démontrer ce qu’il a toujours affirmé. D’abord que son voyage était privé. En gardant à l’esprit que, finalement, c’est vrai qu’un politicien élu est constamment en fonction et en représente à tout moment les intérêts. Même, parfois, en vacances. Ensuite qu’il a payé le juste prix, sans contrepartie, pour cette prestation. Même s’il peut à raison considérer qu’on empiète sur sa sphère intime, Pascal Broulis devra encore faire dans la transparence.

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