Les cailloux du Petit Poucet valent de l’or

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Vos données valent de l’or. Les spécialistes le répètent: à l’heure du Big Data, du stockage numérique massif, vos recherches et achats sur Internet, vos messages et profils sur les réseaux sociaux laissent des traces de vos activités économiques et professionnelles mais aussi de vos goûts et envies. Et si, contrairement au Petit Poucet, vous n’en êtes pas toujours conscients, d’aucuns ne se privent pas de tirer le meilleur profit de ces petits cailloux blancs.

Tant qu’il s’agit d’accélérer une recherche ou de suggérer des lieux de séjour paradisiaques, il n’y a pas grand mal à exploiter ces données complaisamment semées sur la Toile. Le tableau devient plus inquiétant lorsque l’on prend en compte le stockage des informations de santé qui s’accroît parallèlement à l’essor des cartes d’assurés et du dossier électronique du patient. Or l’intérêt de cet archivage est de partager ces données critiques entre différents acteurs afin d’optimiser le déroulement du traitement. Mais de telles données valent aussi de l’or, pour les assureurs par exemple. Seul un cloisonnement étanche entre les utilisateurs autorisés et l’extérieur peut prévenir toute utilisation abusive.

«Nos données peuvent aussi être interceptées par des malveillants de tout poil»

Les conversations et messages téléphoniques, les relevés bancaires, la géolocalisation des téléphones et ordinateurs portables présentent un grand intérêt pour les malveillants de tout poil. Croisés avec d’autres informations et analysés, ils autorisent toutes sortes de conclusions sur les personnes ou entreprises concernées. Comme l’ont montré l’affaire HSBC ou les grandes oreilles de la CIA.

Dire que la loi sur la protection des données est dépassée relève de l’euphémisme: elle date de 1992, avant Internet. Et pourtant sa révi- sion est accueillie avec scepticisme, voire hostilité, en particulier dans les milieux proches de l’économie. Des milieux qui ont pourtant tout intérêt à éviter la diffusion sauvage de leurs données. Et à prévenir les dommages qui pourraient résulter des agissements des inévitables moutons noirs.

Créé: 30.12.2015, 06h44

Laurent Aubert, rubrique Suisse (Image: Patrick Martin)

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