Catalogne, le temps du doute

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Combien étaient-ils dans les rues de Barcelone ce dimanche? 350 000, comme le dit la police? Ou bien 950 000, comme l’affirment les organisateurs? Le nombre importe peu. Ce qui compte, c’est qu’une partie de la majorité silencieuse catalane opposée à l’indépendance a battu le pavé pour crier son rejet du projet séparatiste. Cette Catalogne-là existe bel et bien, même si le président de la région, Carles Puigdemont, essaie de l’oublier. Elle représente même 44,9% de la population, alors que les séparatistes sont 41,1% selon les derniers sondages, même si le système électoral leur a donné la majorité des sièges au parlement de Barcelone.


A lire: A Barcelone, le réveil des Catalans qui se revendiquent aussi Espagnols


L’avertissement fera-t-il réfléchir le gouvernement catalan? Enfermé en conclave depuis des jours, il prépare la déclaration unilatérale d’indépendance promise à ses électeurs. Mais le jour tant attendu ne cesse d’être repoussé. En coulisses, les dirigeants indépendantistes se déchirent entre les partisans d’aller jusqu’au bout, décidés à proclamer sur-le-champ la république catalane, et les autres, pris de vertige. Ceux-ci pencheraient pour une déclaration symbolique qui pourrait ouvrir les portes à une négociation avec Madrid.

Les entreprises, elles, n’attendent plus. Elles fuient. Et déménagent leurs sièges sociaux hors de Catalogne pour protéger les intérêts de leurs clients et de leurs actionnaires face au risque de sécession et d’une Catalogne hors de l’Union européenne. C’est la banque Sabadell qui a lancé le mouvement, déjà suivie par de grands groupes comme CaixaBank, Gas Natural ou la Societé générale des eaux de Barcelone. Cette fugue d’entreprises sonne comme un retour à la réalité et les indépendantistes les plus modérés plaident pour une «halte au feu». Reste à savoir s’ils pourront convaincre le président catalan, Carles Puigdmont, décidé à aller jusqu’au bout. (24 heures)

Créé: 08.10.2017, 20h39

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