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Christelle Luisier, un climat à changer

À main droite, celle qui a toujours voulu y aller. Ou presque. Notre Pascal Couchepin à nous, les Vaudois. Christelle Luisier est notre nouvelle conseillère d’État. À main gauche, celle qui n’a jamais voulu y aller. Ou presque. Juliette Vernier, ou plutôt la candidature collective de la grève du climat, qui a bousculé les codes de notre démocratie locale. Drainant derrière elle tout un lot de nouveaux électeurs qui ont sauvé un très faible taux de participation du ridicule. En réalisant un score bien plus qu’honorable, en se permettant d’être au coude à coude avec la reine Berthe à Lausanne.

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L'interview de Christelle Luisier:«Je vais m'engager sur les questions climatiques»

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Si l'on célèbre la victoire gagnée d’avance avec un soupçon moins de panache que prévu chez les PLR, comment vit-on, du côté des Verts, cette défaite qui ne dit pas son nom? Au vu des résultats de ce dimanche, une candidature écologiste d’un parti gouvernemental aurait eu toutes ses chances. Et, probablement, aurait amené à un nouveau dimanche d’élections pour un second tour. Elle aurait aussi permis de mettre la pression pour que l’environnement retourne dans le giron de ceux qui s’en préoccupent vraiment. On n’est pas certain que pareille occasion se représentera de sitôt.

Pour Christelle Luisier, élevée en Radicalie au biberon des institutions, c’est aussi une sacrée occasion. Celle, quelque part, de se remettre en question avant même de commencer son mandat. Car il faudra bien entendre ce son antisystème de moins en moins éphémère. Et l’intégrer dans une nouvelle façon de faire de la politique. La Payernoise arrive dans une capsule temporelle propice. Elle est jeune, d’une région qui attend depuis longtemps son tour et, surtout, c’est une syndique: donc la voix de ceux qui veulent remettre les villes et villages au centre d’un État perçu comme bien centralisateur en matière de finances. Il faudra donc vite et bien montrer son indépendance, faire valoir son droit d’inventaire, y compris par rapport à certains caciques du parti à qui l'on avait un temps prêté allégeance. À l’image de ce qu’a réussi Cesla Amarelle au sein du parti socialiste.

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