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Le Covid du pouvoir fédéral à l’épreuve

La passerelle est vide. La passerelle? C’est là, au pied de l’historique tour Edipresse, que travaillent les rubriques vaudoise et lausannoise. Le cœur névralgique de votre journal. Comme le sont d’ailleurs tous les bureaux dans vos régions respectives. Et pourtant, les journalistes de «24 heures» ont rarement autant travaillé que ces derniers jours. Rognant ce week-end sur leurs jours de congé ou leurs vacances. En respectant au plus près les mesures d’hygiène, de sécurité et de distance sociale, spatiale disait justement Francesco Panese sur la RTS lundi matin.

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Pour les voir, il fallait donc aller en salle de briefing ce lundi matin. Et ils étaient tous là… sur le grand écran divisé en autant de duplex depuis chez eux. Certains avaient leurs enfants sur les genoux, à la fois pour qu’ils vivent ce moment et parce que nous, tout autant que nous sommes, sommes désormais aussi les solutions de «garde» naturelle. Technologie oblige, la séance a été longue. Aussi parce que nous avions envie, besoin d’échanger. Tout cela dans la perspective de faire notre métier, donc de raconter ce choc. La vie quoi.

C’est aussi par écran interposé qu’on a regardé la troisième conférence de presse «coronavienne» du Conseil fédéral. Alain Berset, le héros des deux premières, salué pour son calme et sa sérénité, n’en est plus tout à fait un. La chute est aussi rude que la courbe de l’épidémie est exponentielle. À trop forcer sur la sagesse (où sur leurs propres dissensions internes?), les sept ont paru déconnectés du terrain, sourds à beaucoup d’avis scientifiques. Cela rappelle un peu les débuts sur le changement climatique. Sauf que l’urgence est, si l’on ose dire, encore plus urgente. Ce hâte-toi lentement a fini par épuiser jusqu’aux gouvernements cantonaux, qui ont presque tous fini par déclarer l’état de nécessité en ordre et mesures dispersés. Il manque peut-être une grande gueule qui ne ménage ni la chèvre ni le chou ni, surtout, le risque épidémiologique.

«Tenter la difficile mission de l’objectivité sans tomber dans la parano»

Le Conseil fédéral prend le pouvoir en utilisant pour la première fois l’état de «situation extraordinaire» prévu par la loi sur les épidémies votée par le peuple. C’est dans ces prochaines semaines qu’on jaugera son leadership. Et que l’on saura si le citoyen suisse est responsable et solidaire. La confiance ne se décrète pas, elle se mérite.

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