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Derrière le mystère, un enjeu très politique

Attention, sujet délicat. La nomination du nouveau président – ou de la nouvelle présidente – du Conseil des EPF, désigné par le Conseil fédéral, est imminente. Pour autant, un épais mystère entoure ce dossier dont pas grand-chose ne filtre. Tout au plus aura-t-on réussi à arracher qu’une femme au bénéfice d’une solide expérience industrielle figure sur la short list déposée sur le bureau de Guy Parmelin par la commission de sélection qu’il a lui-même mise sur pied. Libre au conseiller fédéral vaudois d’y trouver la perle rare. Ou d’en imposer une à laquelle on n’avait pas pensé, comme l’avait fait Pascal Couchepin en son temps.

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Interrogé sur le sujet, le porte-parole du Conseil fédéral ne répond pas. Il se contente de renvoyer la balle au Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) de Guy Parmelin, qui se retranche derrière un dossier «confidentiel» pour botter en touche. Si cette opacité n’est pas forcément signe de désaccords à la tête de l’État, elle témoigne à tout le moins de l’importance d’un poste qui est tout sauf honorifique.

Le président du Conseil des EPF, qui nomme les professeurs qui enseigneront à Lausanne et à Zurich et se sépare de ceux qui s’éloignent de la ligne, est aussi en première place pour défendre les besoins des écoles polytechniques auprès du politique lorsqu’il s’agit de voter les budgets.

Il y a peu de chances de voir un «rat de laboratoire» être l’heureux élu tant le poste est politique.

On l’aura compris, il y a peu de chances de voir un «rat de laboratoire» être l’heureux élu tant le poste est politique. Et sa désignation l’est tout autant. Guy Parmelin mise ainsi sur cette nomination, qui compte parmi les plus importantes dépendant de lui, pour déployer sa politique à long terme. Le ministre ne s’y est d’ailleurs pas trompé: il a placé son bras droit, la secrétaire générale de son département, Nathalie Goumaz, à la tête de la commission de sélection.

Jadis conflictuelles, les relations entre les deux EPF, sœurs mais concurrentes, sont apaisées. Mieux, elles sont présidées par deux hommes qui s’apprécient. Un contexte idéal à l’heure où les tensions avec Bruxelles sont fortes. Il s’agit donc de le maintenir. Encore un enjeu très politique.

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