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L’échec d’Alpiq, une alerte!

Le démantèlement d’Alpiq est le résultat d’un échec stratégique des cantons et villes de Suisse romande. Il marque une étape peu glorieuse dans l’histoire d’un fleuron de l’énergie hydraulique. La société, propriétaire du barrage de la Grande-Dixence, ce chef-d’œuvre d’ingénierie, a perdu beaucoup de sa valeur. Elle se trouve aujourd’hui acculée et à espérer une reprise hypothétique des prix de l’électricité! Sans doute est-elle déjà trop petite pour jouer les premiers rôles en Europe. Sur le marché suisse, elle est tout aussi vulnérable. N’ayant pas accès aux petits consommateurs (ménages et PME), Alpiq ne tire aucun profit de la concurrence.

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Une situation absurde qui menace également le groupe Axpo, son homologue en Suisse alémanique. Si Axpo a semblé plus solide qu’Alpiq, tout indique que le géant zurichois est lui aussi en mauvaise posture. D’autant que son parc nucléaire, plus important, plombera ses comptes pour de très nombreuses années.

«Toutes les sociétés électriques européennes traversent une phase difficile. Les grands acteurs nés des monopoles ont été pris de vitesse par la baisse spectaculaire des prix. Tous ont sous-estimé le développement des nouvelles énergies renouvelables»

Soyons honnêtes. Toutes les sociétés électriques européennes traversent une phase difficile. Les grands acteurs nés des monopoles, tous – à de rares exceptions – ont été pris de vitesse par la baisse spectaculaire des prix. Tous ont sous-estimé le développement des nouvelles énergies renouvelables et paient aujourd’hui très cher une transition à laquelle ils ont refusé de croire pendant très longtemps.

Les sociétés à l’abri du monopole (les compagnies d’électricité cantonales, les services industriels) ont à l’inverse bien gagné leur vie, mais en surfacturant les petits consommateurs. Cette ère va prendre fin. Les nouvelles technologies permettront aux petits clients d’échapper aux monopoles. Pas sûr que les cantons et les villes aient pleinement conscience de la vague qui s’annonce après l’échec d’Alpiq.

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