L’école à journée continue, ça s’assume

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Il y a bientôt dix ans, en 2009, les Vaudois disaient un «oui» plus qu’enthousiaste (71%) à l’école à journée continue. Sous l’impulsion des partis libéral et radical, la majorité des communes se réjouissait de prendre le contrôle total de l’accueil parascolaire pour les enfants de 4 à 12 ans. Elles se félicitaient de s’approprier une prérogative de l’État cantonal avec l’idée de faire rayonner le «génie local» pour trouver des solutions adaptées à chacun. Avec l’argument massue: qui paie commande.


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Dix ans plus tard, donc, la facture a augmenté. Explosé, diront certains. C’était prévisible: les familles vaudoises font de plus en plus appel à l’accueil parascolaire, ce qui impacte les budgets communaux.

Le changement des règles du jeu qui s’amorce pour l’an prochain s’ajoute à toutes les attaques communales contre cette politique publique. Il y a deux ans, au Grand Conseil, elles ont tout fait pour réduire les horaires d’ouverture des structures d’accueil. Et elles y sont parvenues. L’année dernière, comme d’autres, La Tour-de-Peilz a annoncé qu’elle rognerait l’offre d’accueil face à des problèmes de budget.

«Les Vaudois n’ont pas voté pour la rogner de toutes parts, sous prétexte qu’elle coûte cher»

Et maintenant, l’Établissement intercommunal pour l’accueil parascolaire veut réduire le nombre de professionnels sur le terrain.

Les Vaudois ont-ils voté pour ça? Non. Ils ont voté pour développer l’offre. Ils n’ont pas voté pour la rogner de toutes parts, sous prétexte qu’elle coûte cher. Aujourd’hui, la complainte des communes découle d’une erreur de stratégie politique de la droite en 2009. Car, au fond, les Vaudois ne s’intéressent pas à savoir qui paie une politique publique, entre l’État et les communes.

Si elles refusent de payer le prix de l’accueil de jour, la droite et les communes auraient dû proposer d’inscrire dans la Constitution que l’État s’en occupe seul. Elles ont écarté cette option, en y inscrivant la primauté des communes dans ce dossier. Syndics, municipaux, élus du Parti libéral-radical, vous avez voulu contrôler l’accueil parascolaire de A à Z. Vous l’avez désormais. Assumez-le, au prix qu’il coûte.

(24 heures)

Créé: 26.07.2018, 22h46

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*Politique vaudoise

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