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L’écologie, ce n’est pas toujours compliqué

Quand on veut adopter un mode de vie écologique, certaines concessions peuvent être difficiles à faire. Renoncer à ses vacances de rêve, payer plus cher pour prendre le train ou laisser sa voiture au garage alors qu’elle serait bien utile pour transporter ses enfants, ce n’est pas évident, avouons-le.

Mais d’autres gestes sont beaucoup plus simples. Ainsi, il n’est pas compliqué d’utiliser un sac en toile pour faire ses achats plutôt que d’employer un sac en plastique qui finira immédiatement à la poubelle. Et tant qu’on y est, il ne serait pas plus difficile de prendre une vraie cuillère pour touiller son café afin de ramener le plastique là où il aurait dû rester: dans les objets qu’on réutilise.

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Ces remarques semblent relever du bon sens? Pourtant, il a fallu déployer une foule de moyens pour que les sacs plastique deviennent, dans la majorité des cas, payants en Suisse. Un premier pas a été fait en 2016, en bannissant les sacs jetables et gratuits des rayons alimentaires. Une deuxième étape vient d’être franchie, en étendant la mesure aux sacs réutilisables et aux achats effectués dans d’autres rayons. Mais diable, que ce fut compliqué!

Pour en arriver là, des parlementaires ont brandi la menace d’en passer par une interdiction. Il a fallu l’exemple de l’Union européenne, qui va aller plus loin en bannissant les plastiques à usage unique, sans oublier les images de nos océans pollués par des montagnes de déchets.

«Il n’est pas question de retourner à la bougie, juste d’enlever ses œillères»

Des premiers (et petits) pas ont donc été effectués en Suisse. Mais il faut continuer. Pour aller plus loin, les consommateurs ont un rôle à jouer, en affirmant leurs choix. L’économie et le monde politique doivent surtout les aider, en les informant, en facilitant l’accès aux alternatives et en leur proposant enfin des produits qui ne croulent plus sous des emballages inutiles.

Il n’est pas ici question de retourner à la bougie, juste d’enlever ses œillères et de revoir ses habitudes. L’histoire nous a prouvé que c’est possible. Notre société est déjà passée à l’essence sans plomb et a abandonné les ampoules à incandescence. Sans surprise, le monde ne s’est pas arrêté de tourner. Au contraire, il tourne peut-être même un peu mieux. Alors pourquoi n’en serait-il pas de même quand on renoncera bientôt à des pailles et aux vaisselles en plastique?

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