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Bien sûr, il ne suffit pas d’enlever les voitures pour qu’une place soit nécessairement belle, fréquentée et ludique. La Riponne en est un bel exemple puisqu’il lui faut un marché dessus pour sauver ne serait-ce que les apparences. En attendant qu’on lui trouve un énième concept. Mais Berne, au contraire, a réussi devant le Palais fédéral un modèle du genre. Avec ses jets jaillissant directement des dalles de gneiss dont les reflets minéraux font la joie des touristes.


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Désormais, d’autres villes vaudoises songent aussi à redonner du lustre à leurs places emblématiques. À l’instar d’Yverdon (d’Armes) ou celle du Marché, à Vevey. C’est au tour de Nyon de sortir son projet sur le fameux parking de Perdtemps. Il n’y en a effectivement plus beaucoup à perdre. Cette gouille de bitume à ondulation variable est à la fois une ode au récent passé du tout voiture en surface et un inconcevable gâchis au vu de son emplacement stratégique qui surplombe fièrement le Léman.

«Cette gouille de bitume à ondulation variable est une ode au récent passé du tout voiture»

Ce qu’il y a de remarquable avec ce qui reste pour l’instant un projet d’images de synthèse, c’est la contemporanéité des idées. Pensé à l’aune de la parfois si décriée démarche participative, il fait la part belle au vert et se privant délibérément de constructions nouvelles, se détournant à dessein du dogme de la densification urbaine. En le baptisant «Pleine Terre», la cité romaine fait presque un clin d’œil au chef-lieu du canton dont l’édition 2019 de la quinquennale Lausanne Jardin 2019 s’articule justement autour de cette thématique. En y plantant pas moins de trois bois, elle en fait sans le vouloir un second à la capitale qui imagine toujours déboiser un morceau de sa forêt «primaire» – celle du Flon – pour y faire pousser une rampe à voitures et laisser la rue de Genève au tram. À Nyon, ces ambitions poético-historiques rappellent ce que Perdtemps fut aussi autrefois: un lieu de rencontre dans les allées de platanes, de vergers, de potagers. Bref, parfois, c’est vrai que c’était mieux avant. Surtout quand ce sera de nouveau mieux après.

Créé: 10.09.2019, 06h46

Claude Ansermoz, rédacteur en chef

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