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En Espagne, comme un air de Movida

Les intentions de vote à leur égard se sont certes un peu tassées ces dernières semaines, mais tous les regards se tournent vers eux: les deux jeunes partis Podemos et Ciudadanos vont bel et bien se retrouver sous les projecteurs dimanche en Espagne, lors des élections législatives. A eux deux, ils devraient obtenir les suffrages d’un tiers des Espagnols, suffisamment pour faire vaciller une institution: quarante ans de bipartisme sans partage, sinon en alternance, entre le Parti socialiste et le Parti populaire.

Cette institution au confort ronronnant a fini par s’éroder au fil de sept ans de crise économique, de politiques d’austérité saignant les moins bien lotis, tandis que les élites au pouvoir se laissaient tenter par les magouilles en tout genre. Dans le sillage du mouvement des Indignés, un nouveau style de faire de la politique est sorti de terre.

Au sein du parti de gauche Podemos («Nous le pouvons»), Pablo Iglesias, expert en maîtrise de la communication, a été le premier à défriser les campagnes électorales, draguant les jeunes et la classe moyenne. Aux municipales, en mai dernier, c’est dans cet élan qu’ont triomphé dans les villes les activistes rompus au terrain, bien loin des postures idéologiques du PSOE.

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