L’Europe grande invitée des fédérales

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C’est parti pour les élections fédérales. Les premiers signes sont là. Les partis annoncent qu’ils feront mieux qu’il y a quatre ans. Mais un thème s’impose d’ores et déjà. L’Europe évidemment. Elle sera la grande invitée des élections d’octobre prochain.


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Plus qu’un bruit de fond, les relations avec l’UE seront un thème lancinant, servi par une riche actualité. Du côté du Brexit mais aussi de la Suisse. Au niveau national, la pseudo-consultation lancée par le Conseil fédéral sur l’accord-cadre prendra fin au printemps. On devine déjà que le gouvernement priera Bruxelles de renégocier, en traînant des pieds jusqu’aux Européennes de mai. Puis viendront, aux compte-gouttes, les éventuelles mesures de rétorsion de l’UE, à commencer par l’équivalence boursière. Autant d’occasions pour un psychodrame politique en année électorale.

Au jeu de la figure imposée qu’est le thème européen, seule l’UDC tirera son épingle du jeu. Pas étonnant que le parti ait annoncé hier un retour à son thème de prédilection: l’immigration. Et notamment celle occasionnée par l’UE et l’accord sur la libre circulation des personnes. Sa partition sonne déjà comme un slogan: non à l’accord-cadre, non à l’immigration de masse. Le premier parti de Suisse pourra surfer toutes les vagues européennes.

«Plus qu’un bruit de fond, les relations avec l’UE seront un thème lancinant, servi par une riche actualité»

Pour toutes les autres grandes formations politiques, la partie s’annonce bien plus compliquée. Le PS est mal pris entre sa posture pro-européenne et sa fibre syndicaliste. Le parti combattra l’accord-cadre pour mieux défendre les mesures d’accompagnement et la protection des travailleurs. Son électorat urbain suivra-t-il?

Même genre de dilemme au centre droit. Le PLR milite pour les Bilatérales. Il doit faire en sorte qu’Ignazio Cassis ne perde pas la face. Mais pas sûr qu’il soutienne un accord-cadre dont certains points le gênent. Le PDC, lui, veut jouer les médiateurs. Une position qui sera difficile à vendre aux électeurs.

Le grand danger de cette année électorale se concrétise donc déjà. Il n’y aura pas de grand déballage, pas de vrai débat sur l’avenir des relations avec l’UE. L’année s’annonce inutile, sans réelle avancée dans le dossier européen. Car, comme pour une biche prise dans les phares d’une voiture, le mot d’ordre général pourrait bien être: surtout ne pas bouger. (24 heures)

Créé: 10.01.2019, 19h55

Fabian Muhieddine, rédacteur en chef adjoint de la rédaction Tamedia

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