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Il faut ancrer ici les start-up de la santé

La levée de fonds est impressionnante. Cinq ans à peine après sa création, la start-up vaudoise ADC Therapeutics est parvenue à récolter en tout environ 450 millions de francs. Des fonds largement avancés par des investisseurs basés en Suisse, qui plus est.

Cette opération renforce la Suisse entière comme place scientifique de premier plan dans la lutte contre le cancer. L’arc lémanique fourmille aussi de pousses très dynamiques dans d’autres champs thérapeutiques: depuis Ecublens, AC Immune brille aussi dans le classement publié par le consultant E & Y, un document scruté à l’échelle planétaire par les investisseurs. Cette fois, c’est le domaine de la neurologie qui tient la vedette. Or, la recherche sur le cerveau est l’un des autres atouts de l’arc lémanique, bien présent à Genève, au sein du Campus Biotech.

On aurait tort de chausser pour autant des lunettes roses. Dans le cas d’ADC Therapeutics, les chercheurs sont surtout basés aux Etats-Unis et en Angleterre. Et les start-up de la pharmacie sont très mobiles. Il suffit que le CEO, le patron de la recherche ou celui des finances choisisse de se déplacer ailleurs pour que le conseil d’administration de ces sociétés – dont les membres sont généralement eux-mêmes dispersés aux quatre coins de la planète – décide de quitter la Suisse. Quant aux capitaux, n’en parlons même pas: ils suivent ces poules aux œufs d’or!

Pour ancrer en Suisse, et dans l’arc lémanique en particulier, ces entreprises, il faut impérativement que tous ces ingrédients soient réunis, comme dans un savant cocktail: un climat propice à la recherche, une fiscalité douce pour ce type d’activités, des autorités locales qui savent maintenir les bons liens, des réseaux de spécialistes (scientifiques, techniciens, juristes, financiers, bio-informaticiens, communicants), la présence de grands acteurs globaux (Roche et Novartis, pour ne citer que les plus puissants) et la proximité d’hôpitaux publics de taille suffisante pour que les médicaments développés dans les start-up puissent bénéficier aux patients. Evidemment, cela fait beaucoup! Mais c’est à ce prix que la Suisse romande pourra diversifier encore davantage son tissu économique

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