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Le Flon, une forêt de bonnes intentions

Il y a une raison politique pour ne pas détruire la forêt du Flon. Politique et urbanistique. La nouvelle génération d’élus en place dans le canton de Vaud et à Lausanne l’a bien compris. En dix ans, le projet a pris un sérieux coup de vieux. L’interprétation de comment on vit la ville et on s’y déplace a fortement évolué. Même si le plan initial était également porté par deux Verts (Daniel Brélaz et François Marthaler), les écologistes ont désormais changé de camp. Suivant en cela – la précédant parfois pour certains – l’évolution de l’opinion publique.

Avec, pour d’aucuns, son inévitable lot d’opportunisme et de récupération. Chez des élus, chez des décideurs, chez des médias. Chez des commerçants aussi. Il suffit de lire quelques-uns des motifs des recourants au Tribunal administratif fédéral qui demandent de «maintenir le trafic automobile» dans ce secteur pour se rendre compte qu’il n’y a pas que du vert dans le moteur de certains acteurs du Flon.

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Il y a une raison sociétale de sauver la forêt du Flon. Et ses abords, serait-on tenté d’ajouter. D’abord, parce que c’est un lieu assez rare et atypique, même si on a pris conscience de ses qualités que récemment. Parce que faire pousser de nouveaux arbres ne remplace pas la valeur des anciens. Et puis, autour de ce bosquet, il y a du patrimoine bâti: les quelques rares vestiges de passé industriel de Lausanne et leur récupération artistique et alternative sont une chance pour une ville qui en a préservé bien peu.

Enfin, et c’est peut-être le plus important, il y a une raison climatique de conserver la forêt du Flon. Scientifiquement argumentée. Oui, ce bois contribue à refroidir l’îlot de chaleur qu’est le centre-ville. Oui, ce secteur arborisé a un rôle à jouer dans la régulation des inondations qui menacent de faire toujours plus de dégâts en milieu urbain. Même si, faut-il le rappeler, le retard dans le projet du tram a aussi son impact climatique… Qui peut aujourd’hui dire, avec le temps que nous avons tous perdu, combien d’émissions de CO2 on aurait pu économiser, combien d’arbres et de poumons on aurait pu préserver si le T1 circulait déjà au lieu d’être reporté aux calendes grecques?

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