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Ce foot romand qui a les pieds carrés

Disons-le franchement, les raisons de se réjouir pour les amateurs de ballon rond professionnel dans la région ne sont pas légion. Et pour une fois, il convient d’oublier les Genferei. C’est bel et bien du côté de Servette qu’il faut se tourner pour régaler un tant soit peu l’amateur. Alors, bien sûr, c’était encore de la Challenge League, mais les images que l’on a pu voir des Grenat qui s’amusent à une touche de balle font plaisir. Vivement leur retour au «plus haut niveau».

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L’autre jour, je me disais que cela allait être la fête de ce «plus haut niveau». Un bon petit Sion - Xamax de derrière les ceps avec Valère et Tourbillon en fond d’écran. Tout cela en direct sur la RTS et avec un vrai enjeu sportif. Mon cœur a saigné, en rouge et en noir. Et je n’ai tenu qu’une mi-temps. Après la pause, j’ai privilégié une autre Squadra, «criminale» celle-là. Un beau polar turinois qui vaut tous les Toro - Juve du monde. Laissant ce festival de pieds carrés en mode défensif, tétanisé, avec ses passes dont la précision égalait celle d’un aveugle dans un stand de tir juste avant le vote sur les armes. Pourtant, selon un collègue suiveur de matches, c’était «beaucoup mieux que certains autres». La vie d’un journaliste sportif n’est pas forcément drôle tous les jours.

Quand on parle avec des supporters du LS, l’analyse n’est pas forcément différente. Avec, en sus, un entraîneur qui ne voit pas pourquoi il devrait démissionner alors que son équipe, qui dispose d’un budget supérieur à certains clubs de première division, n’aligne que des prestations médiocres sans être certaine de décrocher une place de barragiste. Évitons même de parler du FC Sion, où la mise en scène de crise éternelle est signée Christian Constantin.

«La vie d’un journaliste sportif n’est pas forcément drôle tous les jours»

On se disait, en voyant le parcours du monsieur, que la nomination de Dominique Blanc à la tête du football suisse pouvait être une éclaircie dans ce ciel tout gris. Un vrai Vaudois avec son bon sens et son parler terrien qui allait remettre les valeurs du foot amateur – sueur, honneur, verdeur – au premier rang. Le premier entretien qu’il a donné sur la RTS, même si on lui donnera évidemment une seconde chance, n’incite pas à un enthousiasme débordant. Prenons par exemple les violences dans les stades. Déjà, selon lui, le mot «violence» est exagéré. Et puis, évidemment, c’est un problème de «société». Vu ce qu’on leur offre, c’est clair que ceux qui vont au stade ont parfois envie de cogner. Leur tête contre les murs.

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