Football suisse, le hasard et la nécessité

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Dans chaque parcours, pas seulement sportif, il existe des étapes constitutives, des moments-clés qui vous permettent d’accéder – ou non – à une autre dimension. Depuis quelques mois, l’équipe de Suisse de football s’est préparée pour un tel examen. Et ce soir, sur le terrain du champion d’Europe en titre, Vladimir Petkovic et ses joueurs savent qu’ils sont attendus.

Certes, il ne s’agit que des qualifications pour le prochain Mondial, et non d’un match couperet dans une phase finale, mais le rendez-vous semble avoir été agendé pour nous apporter la réponse à cette question légitime: la Suisse, sur les plans collectif, technique et mental, a-t-elle vraiment réalisé tous les progrès qu’on lui prête, souvent d’ailleurs avec un peu trop de bienveillance?


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«Nous voulons apporter la preuve que ce qui a été fait jusque-là ne relève pas du hasard», indiquait ce lundi encore Petkovic, dans les entrailles du magnifique Estadio da Luz. Le cadre et le calendrier s’y prêtent, l’exigent même. L’adversaire aussi, qui ne fait pas forcément partie des formations les plus séduisantes, malgré la présence de son extraterrestre en attaque, mais qui sera à coup sûr compliqué à contenir et à manœuvrer.

La France en avait d’ailleurs fait l’amère expérience l’été dernier. La Suisse, elle, en juillet 2014 à São Paulo, avait tenu l’Argentine en respect, avant de craquer dans les prolongations. Et, en juin 2016, à Saint-Etienne, elle avait laissé filer sa chance, cédant aux tirs au but face à la Pologne. Ces deux huitièmes de finale ont laissé pas mal de regrets. Mais peut-être était-ce simplement un peu tôt dans le processus.

Le match de ce soir est du même ordre que ces deux-là. D’abord parce qu’un résultat positif éviterait le très aléatoire barrage de novembre. Ensuite parce qu’il viendrait valider le travail de Petkovic et le développement de ce groupe, cette fois-ci contre un adversaire de premier plan. Enfin parce qu’il pourrait permettre à l’équipe de Suisse de matérialiser la belle assurance qu’on entend souvent dans les propos des joueurs, et ainsi d’obtenir une véritable reconnaissance internationale. Le programme est alléchant, mais il sera difficile à tenir. A vous de jouer, messieurs! (24 heures)

Créé: 09.10.2017, 22h48

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