La fracture derrière la facture du dentiste

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D’un côté, la gauche qui parle de précarité et de solidarité. De l’autre, la droite qui rétorque ponction fiscale et responsabilité personnelle. Chaque camp descend dans l’arène avec ses arguments fétiches pour ou contre le remboursement des soins dentaires, sur lequel les Vaudois voteront le 4 mars.

Mais depuis le dépôt de l’initiative de la gauche en 2014, de nouveaux acteurs ont fait leur apparition: les dentistes. Farouchement opposés à cette initiative, ils se sont alliés à la droite et au patronat pour mettre de gros moyens dans la campagne.


Lire: «Nous nous sommes endettés pour nos dents»


Leur présence sert en fait aux opposants à donner du crédit à des arguments discutables: un brossage des dents minutieux et un passage régulier chez l’hygiéniste suffisent pour éviter de nombreux soucis. En cas de oui le 4 mars, les assurés précautionneux payeraient ainsi pour les moins soigneux.

Au mieux, il s’agit d’une sottise et au pire d’un mensonge. De la part des professionnels de la santé, cela revient à militer contre tout système d’assurance. Pourquoi devrions-nous rembourser un cancer du poumon à un fumeur? Ou une rupture de ligaments à un sportif?

Mais, d’autre part, pas besoin d’avoir suivi des années d’études de médecine dentaire pour savoir que nous ne sommes pas tous égaux face à la maladie. Les témoignages que nous publions aujourd’hui le démontrent. Sans compter que de nombreux autres facteurs rentrent en compte: le revenu, l’éducation, un coup dur, la perte d’un job, un accident, etc. Peut-être cette campagne permettra-t-elle aux dentistes de réaliser qui se cache derrière leurs listes de débiteurs. Et que, souvent, chacun d’eux sait se brosser les dents. (24 heures)

Créé: 04.02.2018, 22h20

Mathieu Signorell, politique vaudoise

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