Le Front national frétille encore

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Le camp lepéniste a fait front bas depuis l’élection présidentielle de 2017. Démoralisé après la lamentable prestation télévisée de sa candidate face à Emmanuel Macron, le Font national (qui s’appellera désormais Rassemblement national, après l’acceptation des membres) a perdu plus de la moitié de ses effectifs, selon les chiffres donnés par ses dirigeants, et le quart de ses conseillers municipaux. Élue à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen s’y est signalée par l’indigence de ses rares interventions, démontrant que son manque de maîtrise des dossiers n’était pas qu’un accident d’un soir.


A lire: Marine Le Pen part à la conquête du pouvoir avec un nouveau FN


«Le poisson pourrit par la tête», avertit le proverbe chinois. Néanmoins, le FN frétille encore, malgré Marine Le Pen. Si, à la surface de l’actualité, la conjoncture actuelle ne lui paraît pas favorable pour l’instant, l’extrême droite française ne profite pas moins d’un large courant de fond qui a propulsé la Lega Nord en Italie, le FPÖ en Autriche, le PiS en Pologne, la formation d’Orban en Hongrie, sans oublier Trump aux États-Unis. Les ennuis présents du FN risquent fort de n’être que très passagers.

À l’évidence, l’ancienne députée du Vaucluse a quitté la politique pour mieux y revenir

D’autant plus qu’en parti dynastique le FN a assuré la relève avec la petite-fille du fondateur et nièce de la présidente, Marion Maréchal-Le Pen. À l’évidence, l’ancienne députée du Vaucluse a quitté la politique pour mieux y revenir, comme le démontre sa stratégie minutieusement élaborée au sein du parti lepéniste mais aussi parmi les jeunes entrepreneurs de droite et les mouvements anti-mariage gay proches du catholicisme intégriste.

Beaucoup mieux structurée politiquement que sa tante, la nièce du clan construit un cadre idéologique qui comprend mœurs conservatrices, protectionnisme contre les migrants, stigmatisation de l’islam et libéralisme économique. Telle est la marque de Marion Maréchal-Le Pen. Une marque dont Steve Bannon à Zurich a rappelé que son créateur n’était autre qu’un certain Christoph Blocher: «Ce Trump avant Trump». (24 heures)

Créé: 11.03.2018, 19h02

Jean-Noël Cuénod, correspondant à Paris

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