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La guerre Suisse-UE est déclarée

Cette fois-ci, le doute n’est plus permis. La hache de guerre entre l’Union européenne et la Suisse est déterrée. Finis les ronds de jambe, les sourires et les belles promesses d’amitié. Les intérêts de chaque partie s’expriment désormais crûment. L’UE pose un ultimatum: soit la Suisse signe un accord institutionnel en 2018 pour chapeauter les Bilatérales, soit elle s’expose à la perte de son équivalence boursière en 2019. Riposte immédiate de Berne, qui menace de geler le milliard aux pays de l’Est et de contre-attaquer en allégeant la fiscalité des banques suisses par la suppression du droit de timbre.

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Ce clash public inédit frappe par sa violence. Comme si la marmite à vapeur avait explosé après avoir mijoté pendant des années. Et il est vrai que le dossier sur l’accord institutionnel marine depuis trop longtemps. Il est illisible aux yeux de la population, dont l’euroscepticisme a progressé au cours de la décennie. Le Conseil fédéral promettait d’aboutir cette année. C’est raté. Et on doute qu’une percée survienne en 2018 après l’éclat entre Bruxelles et Berne. Un accord sous pression serait interprété comme une soumission de la Suisse à l’ultimatum de l’UE. Dévastateur à la veille des élections fédérales qui se dérouleront en 2019.

La bonne nouvelle dans ce clash, c’est que cela va obliger la Suisse à définir plus clairement sa politique européenne. Elle peut choisir la poursuite et le développement des Bilatérales. Cela passe par un accord-cadre qui implique une dose d’abandon de souveraineté au profit de retombées économiques. À l’inverse, la Suisse peut décider de laisser s’étioler les Bilatérales, regagner de la souveraineté concernant la circulation des personnes, mais elle devra accepter d’en payer le prix économique.

La mauvaise nouvelle de la brouille UE-Suisse? La guerre de basse intensité actuelle peut déboucher sur un cercle vicieux de mesures de rétorsion. Et il n’y aura que des perdants.

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