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L’heure des sacrifices pour sauver le climat

Sommes-nous prêts, citoyens et entreprises suisses, à consentir des efforts financiers pour contribuer à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique? Et si oui, de quelle ampleur et pour quels bénéfices? Telles sont les questions que pose la loi sur le CO2, désormais sur la table du Conseil des États.

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La commission qui a repêché ce texte, après un naufrage peu glorieux l’hiver dernier au National, a eu la main lourde. Votre vol Genève-Londres, une fois taxé pour le bien de la planète, pourrait vous coûter 100 francs au lieu de 50. Le prix du litre d’essence augmenterait de 10, voire 12 centimes. Sans doute la facture n’aurait-elle pas été aussi salée sans les manifestations des jeunes pour le climat – et sans les élections fédérales qui approchent. Mais ce contexte particulier a aussi favorisé l’autre volet de la loi: une utilisation intelligente et volontariste, sur sol suisse, du produit de ces taxes.

«Nos sacrifices ne changeront pas la face du monde. Mais ils lui feront faire un petit pas dans la bonne direction»

Le projet élaboré à Berne prévoit d’agir sur au moins deux axes prioritaires, dont l’économie ne peut que profiter. Tout d’abord l’assainissement des bâtiments, un domaine qui représente plus de 40% de la consommation énergétique de notre pays. Ensuite, l’innovation technologique. Du stockage du gaz carbonique à la géothermie profonde, les pistes concrètes ne manquent pas. Un apport d’argent frais les aiderait à décoller, tout comme il permettrait de doper le recours à l’énergie solaire. Autrement dit, réduire les émissions qu’il faut compenser à l’étranger.

Reste à savoir si la Suisse a vraiment les moyens de changer la donne. Après tout, nous sommes à peine une goutte d’eau dans l’océan de pollution qui pourrit l’atmosphère. Est-ce le rôle de la Suisse de montrer l’exemple, d’aller bien plus loin dans la taxation des gaz polluants que nos voisins et les grandes puissances? Ces réticences, légitimes, promettent de belles empoignades sous la Coupole fédérale. Au bout du compte, nos sacrifices ne changeront pas la face du monde. Mais ils lui feront faire un petit pas dans la bonne direction.

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