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A trop jouer les pingres, on n’avance pas

Ni congé paternité ni congé parental, et le congé maternité le plus jeune d’Europe. La Suisse reste peu généreuse lorsqu’il s’agit d’aider les familles.

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La raison principale invoquée par les opposants, ce sont les sous. Le congé paternité représente une charge trop lourde pour l’Etat et les entreprises. Le Portugal, dont la santé financière n’est pas connue pour sa vigueur, impose 20 jours de congé paternité obligatoires (payés) ainsi que 5 mois de congé parental rémunéré à 100%. La Suisse, l’un des pays les plus riches au monde, ne peut se l’offrir. L’avenir est incertain, mieux vaut se prémunir contre les imprévus. Soit.

«En Suisse, en moyenne, un homme passe plus de 12 heures de plus que les femmes au travail»

Vient ensuite le second argument: la famille relève du privé, il ne revient pas à l’Etat de s’immiscer dans ses affaires. Après tout, un bambin relève du choix personnel de personnes trop égoïstes pour penser à la surpopulation de la planète. Vraiment? Faire des enfants ne sert pas uniquement à remplir les bacs à sable. Outre le cycle naturel de la vie, la reproduction contribue au rajeunissement de la population. Une société uniquement composée de retraités ne contribue ni au dynamisme économique, ni ne paie ces fameuses assurances sociales que certains souhaitent tant protéger.

Le résultat d’une telle mentalité n’est guère glorieux. En moyenne, un homme passe par semaine 12,3 heures de plus que les femmes au travail. Record battu pour toute l’Europe. Une réalité qui laisse douter de la fameuse bonne volonté des employeurs, à qui il faudrait laisser le libre choix. En Suisse comme ailleurs, on ne sort pas le porte-monnaie sans y avoir été contraint. Le chemin à parcourir pour parvenir à l’égalité salariale est là pour nous le rappeler.

Un sou est un sou; cette attitude de fourmi prudente a sûrement contribué aux succès de la Suisse. Mais la richesse d’un pays se mesure aussi à son ouverture d’esprit. Pour se mettre à niveau, la Suisse ferait bien de faire voir son côté cigale.

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