Locarno, des rumeurs et des actes

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Un festival, ce sont d’abord des rumeurs. Rumeurs de sélection – on le sent bien avant Cannes, chaque printemps –, de prix, et parfois de succession. Ce sera le cas cette année au 71e Locarno Festival. Qui sera le dernier, comme on le sait depuis peu, de son directeur emblématique, Carlo Chatrian, appelé à la Berlinale, où il succédera à Dieter Kosslick.

Le jeu des chaises musicales est donc lancé. Et au cas où le cru locarnais 2018 serait médiocre, voire mauvais, supposition que nous ne voulons a priori pas admettre, les médias ne parleraient alors que de la succession de Chatrian. Un sujet qui pour l’instant favorise les rumeurs les plus diverses.


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Le futur directeur serait un candidat venu de l’étranger, au carnet d’adresses fourni, et déjà reconnu à l’international? Hypothèse crédible. Le successeur serait une femme, déjà expérimentée dans la programmation, en Suisse ou ailleurs? Nullement exclu. Les jeux seraient faits, et le président Marco Solari aurait déjà déterminé qui va remplacer Chatrian?

Impossible, deux experts ayant été nommés en juin pour donner leur avis sur les candidatures reçues, paraît-il nombreuses. Mais bruits de couloirs, rumeurs et ragots risquent de continuer dans les jours à venir, d’autant plus que la Berne fédérale va venir faire son petit tour au Tessin, apparition qui pourrait cette fois davantage s’apparenter à un round d’observation. Car des bruits persistants prétendent encore que certains candidats auraient contacté l’Office fédéral de la culture pour faire pression ou se faire connaître, c’est selon.

Le futur directeur serait un candidat reconnu à l’international? Hypothèse crédible.

Reste à espérer, dès le 1er août, que la qualité des films, des invités, des sections, et de la globalité de l’événement tessinois, soit suffisamment bonne pour qu’on ne parle plus des à-côtés ni de l’avenir de l’événement. Et sur ce point, on ne peut que faire confiance à Carlo Chatrian. Avec sa codirectrice, la toujours sémillante Nadia Dresti, responsable de l’Industry et de Locarno Pro, il a sans doute concocté le meilleur programme possible et, sauf contrariété météorologique, il affrontera une foule compacte chaque soir sur la Piazza. Histoire de terminer son règne en beauté. (24 heures)

Créé: 31.07.2018, 06h32

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Pascal Gavillet, rubrique Culture

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