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Maintenant, l’Europe doit parler aux peuples

Depuis plus de dix ans, la colère des peuples européens gronde. Et les dirigeants de l’UE n’entendent rien et regardent ailleurs. Avec le vote des Britanniques qui ont décidé à 51,9% que leur pays sortira de l’UE, les leaders politiques européens ne peuvent plus faire semblant.

Malheureusement, ils risquent de donner une mauvaise réponse à ce choc en proposant une plus grande intégration européenne. Ce n’est pas ce que les peuples attendent. Les peuples veulent que leur industrie, leurs emplois, leurs conditions de vie, leur sécurité soient mieux défendus en Europe. En votant « souverainiste », les oubliés de la mondialisation se rappellent au souvenir des dirigeants, qui ont construit un grand marché pour exister face aux grands ensembles économiques mondiaux. Ils veulent vivre décemment dans un monde qui leur fait peur. Les dirigeants européens peuvent-ils les y aider?

L’UE a changé l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, la Pologne… Tous ces pays vivent mieux aujourd’hui qu’hier. Mais demain? Si une réponse démocratique, soucieuse du social et de la préservation des capacités de production et d’emploi, n’est pas trouvée rapidement, les peuples européens vont se jeter dans les bras des populistes. L'UE doit s'occuper de grands projets structurants, de la recherche, de la défense de son économie, et laisser aux Etats, le soin de réglementer.

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