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Faire mieux que la retraite à 66 ans

Le tableau de l’AVS contient peu de nuances de gris. L’âge légal du départ à la retraite a été fixé à 65 ans pour les hommes en 1948. Il est de 64 ans pour les femmes depuis 1997. Depuis, l’espérance de vie a beaucoup progressé. C’est heureux, mais tandis que les communes fêtent leurs centenaires, la génération des baby-boomers arrive aux portes de la retraite. En 2040, il pourrait n’y avoir plus que 2,2 actifs pour financer la pension d’un retraité en Suisse.

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Comment faire pour garantir les rentes? Il y a le remède de cheval, celui de l’économiste pur sucre qui dit qu’il faudrait relever la TVA de 4 points et l’âge de la retraite de 4 ans pour assurer durablement le financement de l’AVS. Impraticable. Il y a aussi la solution de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui est venue piquer la Suisse au vif dans un rapport publié lundi. Elle recommande une réforme urgente des retraites, en portant notamment l’âge de référence à 67 ans. Nous ne serions pas les premiers: les Pays-Bas l’ont décidé. Les Danois s’en iront en pension à 68 ans en 2030.

Les Jeunes PLR, qui ont lancé mardi leur première initiative populaire, ne vont pas aussi loin. Ils proposent de fixer l’âge de la retraite à 66 ans, puis de l’augmenter en fonction de l’espérance de vie. On y arrivera sans doute un jour. Mais si le texte suscite le malaise, comme tous les débats sur l’âge de la retraite, c’est qu’il esquive la réalité du marché du travail. En Suisse, l’âge réel moyen de départ à la retraite n’est même pas de 65 ans aujourd’hui. Pénibilité du travail, maladies, stress, retraites anticipées, aspirations personnelles: les raisons sont nombreuses.

«Si le texte suscite le malaise, comme tous les débats sur l’âge de la retraite, c’est qu’il esquive la réalité du marché du travail.»

Si l’enjeu est bien de garder les Suisses au job plus longtemps, encore faut-il leur en donner les moyens et l’envie, et inciter les entreprises à offrir des perspectives différentes aux seniors. Ce n’est pas le propos principal des Jeunes PLR. Ils ont préféré un texte simple, direct. Un propos qui doit bousculer leurs aînés. Leur initiative vient en effet rappeler une autre réalité: la dernière révision complète de l’AVS date de 1995, avant la naissance de la plupart d’entre eux. Ils attendent ainsi une réforme durable, plus qu’un pansement pensé par et pour une seule génération.

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