Morges veut aussi sa part du gâteau

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Depuis plusieurs semaines, Morges fait la fête, sort le champagne – plus exactement le chasselas – et le syndic coupe des rubans et aiguise ses ciseaux pour la suite. Une métamorphose spectaculaire pour une ville qui n’a fait qu’enregistrer les mauvaises nouvelles – et ses autorités de sérieuses critiques – il y a un peu plus d’une année. La délocalisation d’Arvinis à Montreux, l’arrêt brutal du Comptoir, les difficultés financières du Livre sur les quais, la fin du Marché de Noël sous les Halles CFF (désormais rasées): tout est allé de travers.


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Mais cette drôle de ville – sorte de gros village qui soutient volontiers les initiatives plus qu’elle ne les mène – a pu s’appuyer sur des personnalités qui ont retroussé leurs manches pour renverser le sablier. En quelques mois, le salon des vins Divinum a trouvé sa place, le Marché de Noël – donné pour mort – a attiré les foules et le rendez-vous littéraire de l’été a pris des mesures pour durer.

«Ne reste plus qu’à disposer d’un véritable totem visible loin à la ronde et qui vous place une cité sur une carte.»

Certes, dresser la liste des manifestations sous cantine peut paraître anecdotique à l’échelle d’une ville. Il n’en reste pas moins que ces improbables résurrections ont donné le sourire aux citoyens, lesquels pestent encore contre le trafic «escargot» mais pas contre la révolution immobilière en marche, qui amènera pourtant elle aussi son lot de véhicules. Car après avoir consacré beaucoup de temps à planifier, la Municipalité a enfin lancé ses gros chantiers, avec des centaines de logements et d’emplois à la clé. Une preuve de sa vitalité malgré une ambition – on ne se refait pas! – toujours voilée par un surplus d’humilité.

Ne reste plus qu’à disposer d’un véritable totem visible loin à la ronde et qui vous place une cité sur une carte. Ce fameux Centre aquatique qui se fait désirer depuis tellement d’années, dont les trois «gloires locales» aujourd’hui célébrées par leur fief entendaient déjà parler lorsqu’ils barbotaient dans la pataugeoire de la piscine municipale. Lancé justement à l’époque par Nuria Gorrite, le projet pharaonique dont le financement dépend aussi de la région a rendez-vous avec son destin cette année. Pour faire définitivement de Morges un phare cantonal ou alors la renvoyer à ses chères études.

Créé: 23.01.2018, 22h52

Cédric Jotterand, journaliste

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