La musique doit être à la portée de tous

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les autorités vaudoises ont-elles des arrière-pensées sur la nécessité de rendre l’enseignement non professionnel de la musique accessible à tous? À parcourir la saga des écoles et Conservatoires régionaux, il est tentant de le penser.


A lire: La symphonie inachevée des écoles de musique


Officiellement, la majorité des partis représentés au Grand Conseil se dit favorable à un enseignement de la pratique des instruments qui soit harmonisé aux quatre coins du canton. Nul ne remet en question les bienfaits d’un tel apprentissage pour les enfants. Le peuple suisse n’a-t-il pas accepté à une forte majorité d’inscrire l’éducation musicale dans la Constitution?

En 2011, au terme de vastes négociations entre Canton et Communes sur le financement, l’ancienne conseillère d’État Anne-Catherine Lyon était parvenue à faire sortir de la réalité très touffue du terrain une loi d’uniformisation progressive. Seuls les libéraux et l’UDC s’y opposaient. Les premiers estimaient que l’enseignement de la musique hors école obligatoire n’était pas une tâche régalienne de l’État. Les seconds craignaient la disparition des sociétés bénévoles. Tous considéraient la pitance donnée alors aux enseignants pourtant professionnels comme une juste rémunération pour une activité de loisir.

«Officiellement, la majorité se dit pour l’enseignement de la musique»

Après la loi, une belle construction a vu le jour sous la forme d’une fondation. Elle distribue les subsides aux écoles reconnues de qualité et revalorise le travail des profs. Mais la loi n’avait pas tout prévu. Il a manqué de l’argent pour la logistique, pour la prévoyance des employés.

Les demandes de suppléments arrivent depuis avec une régularité métronomique auprès des autorités, tandis que les écolages accusent une augmentation. L’aide individuelle aux familles, compétence des Communes, n’a en outre été réalisée qu’à 40%.

Maladies de jeunesse de la fondation? Probablement. Les prochains débats du Grand Conseil en vue d’augmenter la participation de l’État en jugeront.

Quoi qu’il en soit, Vaud accuse un sérieux retard par rapport aux autres cantons. Il serait temps que Canton et Communes montrent une réelle volonté politique de faire avancer la fondation qu’ils ont eux-mêmes créée.

Créé: 20.02.2020, 06h33

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Lise Bourgeois, politique vaudoise

Articles en relation

Mathieu Fleury quitte la Haute Ecole de musique

Formation Dans le cadre de la refonte de l’institution, le directeur administratif et le conseil de fondation ont pris cette décision «d’un commun accord». Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.