Passer au contenu principal

Le nouveau timonier raisonnable de l'EPFL

Avec lui, pas de risque de dérapage médiatique, a-t-on envie de dire. Martin Vetterli, le scientifique désigné par le Conseil fédéral pour reprendre la gouvernance du navire EPFL à la suite du flamboyant Patrick Aebischer, est plus discret que son prédécesseur, qualifié parfois aussi de bulldozer pour sa méthode directe, et célèbre pour ses passages en force – pour la plupart réussis.

Le nouveau venu mesure ses propos, est adepte de l’équilibre et du raisonnable. De quoi rassurer, probablement, la Berne fédérale, qui craignait parfois les échappées folles du visionnaire à la tête de l’EPFL. Et à l’intérieur de l’école, les adeptes de la respiration entre deux tsunamis peuvent aussi s’estimer heureux. Martin Vetterli n’en sera pas pour autant un pur gestionnaire, pâle, effacé et incapable de rallier les décideurs politiques et économiques à sa vision du développement de la jeune (moins de 50 ans) haute école fédérale.

«L’homme a du caractère, il dit ce qu’il pense, de manière mesurée mais très claire»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.