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Opération ratée pour Credit Suisse

C’est dommage, mais personne n’y croit. On a beau chercher. On ne trouve personne pour estimer que le licenciement avec effet immédiat du bras droit de Tidjane Thiam et du chef de la sécurité de Credit Suisse comme deux seuls responsables de l’affaire d’espionnage d’Iqbal Kahn est non seulement une solution crédible, mais aussi réparatrice. Peut-être est-on trop naïf, voire trop sensible à la théorie du complot, mais le coup du fusible ne passe plus. Tous les observateurs jugent au contraire qu’il reste encore bien trop de zones d’ombre dans l’explication donnée par le président de la grande banque, Urs Rohner.

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A lire:«Nous avons commis des erreurs, c’est incontestable»

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Pourquoi a-t-on véritablement fait suivre le puissant responsable de la gestion de fortune internationale? Que s’est-il réellement passé entre ces deux mâles alpha que sont Tidjane Thiam et Iqbal Kahn? Et, surtout, le CEO franco-ivoirien n’a-t-il vraiment rien su de cette opération de surveillance qui a tourné au «Paradeplatzgate»?

Que cela soit en politique ou en économie, l’histoire a démontré que les numéro un ne sont jamais longtemps épargnés par la purge du numéro deux. Qu’ils soient coupables ou réellement ignorants des faits, l’un ou l’autre comportement leur sera immanquablement reproché. Même l’innocence ne les immunise plus, assimilée à de l’incompétence à gérer les troupes et à savoir ce qui se déroule dans leur maison. Leur crédibilité, surtout – et partant celle du groupe qu’ils dirigent – est à jamais entachée. Leur temps est alors compté.

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